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Tome dixième.
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5i6 HISTOIRE NATURELLE

pèce de crête, et conséquemment comme un Irait de ressem-blance avec le coq. Celte crête , ou plutôt celte huppe, est com-posée de quatre plumes de principale grandeur, suivant Belon ;de quatre ou six, suivant Olina ; et dun plus grand nombre,selon d'autres qui le portent jusquà douze. On ne s'accorde pasplus sur la situation et le jeu de ses plumes que sur leur nombre :elles sont toujours relevées, selon les uns, et selon d'autres, loi-seau peut les élever ou les abaisser, les étendre ou les resserrer àson gré, soit que cette dilférence dépende du climat, comme l'in-sinue Turner, ou de la saison, ou du sexe , ou de quelque autrecirconstance. Cest une preuve de plus, ajoutée à mille autres,quil est difficile de se former une idée complète de lespèce d'a-près lexamen, même attentif, dun j>elit nombre dindividus.

Le cochevis, u°. 5o3 , iig. i, est un oiseau peu faiouche, ditBelon , qui se réjouit à la vue de l'homme, et se met à chanterlorsquil le volt approcher. Il se lient dans les champs et les prai-ries sur les revers des fossés et sur la crête des sillons. On le voitfort souvent au bord des taux et sur les grands chemins, ilcherche sa non rrilure dans le crottin de cheval, surtout pendantl'hiver. M. Frisch dit quon le rencontre aussi à lentrée des bois,perché sur un arbre : mais cela est lare; et il est encore plus rarequil senfonce dans les grandes lorcls. 11 se pose quelquefois surles toits, les murs de clôture, etc.

Cette alouette, sans être aussi commune que lalouette ordinaire,est cependant répandue assez généralement dans 1 Europe , si cenest dans la partie septentrionale. On en trouve en Italie , suivantOlina; en France , suivant Belon; en Allemagne , selon Willugh-by ; en Bologne , selon Ilzaczynski ; en Ecosse , selon Sibbakl : maisje doute quil y en ait en Suède , vu que M. Linnæus nen a pointiiiit mention dans sa î'auna Suecicct.

Le cochevis ne change pas de demeure pendant lhiver: maisBelon ne devoit point pour cela soupçonner une faute dans letexte dAristote , car ce texte ne dit point que le cochevis quittele pays ; il dit seuleme ni qu'il se cache pendant lhiver, et cestun l'ail quon en c oit moins dans celle saison que pendant 1 été.

Le chant des mâles est fort élevé, et cependant si agréable et sidoux, quUn malade le souilriioil dans sa chambre : pour en pou-voir jouira toute heure, on les lient en cage; ils laccompagnentordinairement du trémoussement de leurs ailes. Ils sont les pre-miers à annoncer chaque année le retour du printemps, et cha-que jour le lever de laurore, surtout quand le ciel est serein, et