poux, cherchant sa nourriture et courant assez vite, en relevantla queue, le mâle surtout lorsqu’il entend le cri de la femelle vraiou imité.
Les petits sont d’un brun noirâtre et n’ont pas encore de bleusur la gorge; les mâles ont seulement quelques plumes brunesdans le blanc de la gorge et de la poitrine , comme on peut le voirdans la figure enluminée, n°. 610 , fig. 3, qui représente la jeunegorge-bleue avant la première mue. La femelle ne prend jamaiscette gorge bleue tout entière : elle n’en porte qu’un croissant ouune bande au bas du cou, telle qu’on peut la voir dans la fig- 2de la même planche ; et c’est sur cette différence et sur la figured’Edwards , qui n’a donné que la femelle, que M. Brisson faitune seconde espèce de sa gorge-bleue de Gibraltar , d’où apparem-ment l’on avoit apporté la femelle de cet oiseau.
Entre les mâles adultes, les uns ont toute la gorge bleue, etvraisemblablement ce sont les vieux, d’autant que le reste descouleurs et la zone rouge de la poitrine paroissent plus foncéesdans ces individus : les autres, en plus grand nombre, ont unetache comme un demi-collier, d’un beau blanc,dont Frisch com-pare l’éclat à celui de l’argent poli ‘; c’est d’après ce caractère queles oiseleurs du Brandebourg ont donné à la gorge-bleue le nomCl oiseau à miroir.
Ces riches couleurs s’effacent dans l’étatde captivité, etla gorge-bleue mise en cage commence à les perdre dès la première mue.On la prend au filet comme les rossignols et avec le même appât’.Dans la saison où ces oiseaux deviennent gras, ils sont, ainsi quetons les petits oiseaux à chair délicate, l’objet des grandes pipées;ceux-ci sont néanmoins assez rares et même inconnus dans laplupart de nos provinces; on en voit au temps du passage dansla partie basse des Vosges vers Sarrebourg , suivant M. Lottinger :mais un autre observateur nous assure que ces oiseaux ne remon-tent pas jusque dans l’épaisseur de ces montagnes au midi. Ussont plus communs en Alsace ; et quoique généralement répandusen Allemagne et jusqu’en Prusse , nulle part ils ne sont biencommuns , et l’espèce paraît beaucoup moins nombreuse quecelle du rouge-gorge: cependant elle s’est assez étendue. Au nomque lui donne Barrère, on peut croire que la gorge-bleue est
1 Apparemment M. Linnacus se trompe en donnant cette couleur comme un^lanc terne et jaunâtre : macula /lavesccnte albedine cincta. (Fauna Suecica .)a Le ver de farine.