Band 
Tome dixième.
Seite
585
JPEG-Download
 

DU TRAQUET. 585

sous le bec. La femelle , n°. 2 de la même planche, a les couleursplus ternes, le bleu mêlé de noirâtre; les petites pennes do lailede cette dernière couleur et frangées de blanc. Au reste , cet oi-seau est dun naturel très-doux , et ne se nourrit que dinsectes-Il fait son nid dans les trous darbres ; différence de moeurs peut-être suggérée par celle du climat, les reptiles plus nombreuxforcent les oiseaux à éloigner leurs nicbées. Catesby assure quecelui-ci est très-commun dans toute lAmérique septentrionale.Ce naturaliste et Edwards sont les seuls qui en aient parlé, etKlein ne fait que lindiquer daprès eux.

LE TRAQUET.

Cet oiseau, très-vif et très-agile, nest jamais en repos; toujoursvoltigeant de buisson en buisson , il 11e se pose que pour quel-ques instans, pendant lesquels il ne cesse encore de soulever lesailes pour senvoler à tout moment: il sélève en lair par petitsélans, et retombe en pirouettant sur lui-même. Ce mouvementcontinuel a été comparéà celui du traquetdun moulin, et cest,suivant Belon, lorigine du nom de cet oiseau.

Quoique le vol du traquet, n°. 678, fig. 1, soit bas et quilsélève rarement jusquà la cime des arbres, il se pose toujoursau sommet des buissons et sur les branches les plus élancées deshaies et des arbrisseaux, ou sur la pointe des tiges du blé de Tur­ quie dans les champs, et sur les échalas les plus hauts dans lesvignes ; cest dans les terrains arides, les landes , les bruyères etles prés en montagne quil se plaît davantage, et il fait enten-dre plus souvent son petit cri ouistratra, dun toncouverLetsourd. Sil se trouve une tige isolée ou un piquet au milieu dugazon dans ces prés, il ne manque pas de se poser dessus; ce quidonne une grande facilité pour le prendre : un gluau placé surun bâton suffit pour cette chasse bien connue des enfans.

Daprès cette habitude de voler de buisson en buisson sur lesépines et les ronces, Belon, qui a trouvé cet oiseau en Crète et dansla Grèce , comme dans nos provinces, lui applique le nom bâtis(oiseau de ronces ), dont Aristote ne parle quune seule fois, endisant quil vit de vermisseaux. Gaza a traduit bâtis par ruhetra,que tous les naturalistes ont rapporté au traque!, daulant que