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Tome onzième.
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58 HISTOIRE S ATT'R MLLE

M. Hébert sest assuré du même fait à peu près, en mettant enexpérience dans une cage un rouge-gorge avec huit ou dix char-bonnières : l'expérience commença à neuf heures du matin; àmidi le rouge-gorge a voit le crâne percé , et les mésanges enavoient mangé toute la cervelle. D'un antre côté , jai vu un assezgrand nombre de mésanges-charbonnières et autres , toutes prisesà la pipée, lesquelles avoient vécu plus dun an dans la mêmevolière sans aucun acte dhostilité; et, dans le moment j écris,il existe une charbonnière vivant depuis six mois en bonne in-telligence avec des chardonnerets et des tarins, quoique lun deslarms ail été malade dans cet intervalle, et que, par son état daf-foihlissemenl, il lui ait offert plus dune occasion facile de satis-faite sa voracité.

Des charbonnières se tiennent sur les montagnes et dans lesplaines , sur les buissons, dans les taillis, dans les vergers et clansles grands bois; cependant M. Lottinger massure quelles se plai-sent davantage sur les montagnes. Le chanL ordinaire du male,celui quil conserve toute lannée, et quil lait entendre surtoutla veille des jours de pluie , ressemble au grincement dune limeou dun verrou , et lui a valu, dit-on, le nom de serrurier ; maisau printemps il prend une autre modulation , et devient si agréa-ble et si varié, quon ne croiroit pas quil vînt du même oiseau.Frisch , M. Guys et plusieurs autres , le comparent à celui dupinson ', et cest peut-être la véritable étymologie du nom demésange-pinson j donné à cette espèce. Dailleurs Olina accordeîa préférence à la charbonnière sur toutes ies autres pour le talentde chanter et pour servir dappeau : elle sapprivoise aisément etet si complètement, quelle vient manger dans la main, quellesaccoutume, comme le chardonneret, au petit exercice de lagalère, et, pour tout dire en un mot, quelle pond même eucaptivité.

Lorsque ces oiseaux sont dans leur état naturel, cest-à-direlibres, ils commencent de sapparier dès les premiers jours de

T On nourrit en cage cette mésange en certains pavs , Hit Aldrovan île,a causeOc son joli ramage, quelle fait entendre presque toute lannée : dun autre coté yTurner dit que sa chanson du printemps est peu agréable, et que le reste deVannée elle est muette * elle dit, selon les uns, titigu , titigu , titigu , et auprintemps, sliti, stiti, etc. En général, les auteurs font souvent de leurs obser-vations particulières et locales autant daxiomes universels, quelquefois même ilsne font que répéter ce quils ont entendu dire à des geus peu instruits j «t de lescontradictions.