DU CHEVALIER COMMUN. i3i
bécasse descendent jusqu'au cingle, c’est après les barges quedoivent se placer les chevaliers : comme elles, ils vivent dans lesprairies humides et dans les endroits marécageux; mais ils Iré-quentent aussi les bords des étangs et des rivières, entrant dansl’eau jusqu’au-dessus des genoux. Sur les rivages, ils courentavec vitesse , et telle petite corpulence , dit Belon , montée dessussi. hautes tchasses, chemine gaiement et court moult légèrement.Les vermisseaux sont leur pâture ordinaire; en temps de séche-resse, ils se rabattent sur les insectes de terre, et prennent desscarabées, des mouches, etc.
Leur chair est estimée : mais c’est un mets assez rare; car ilsne sont nulle part en grand nombre, et d’ailleurs ils ne se lais-sent approcher que difficilement.
Nous connoissons six especes de ces oiseaux.
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LE CHEVALIER COMMUN.
Première espèce.
Il paroit être de la grosseur du pluvier doré, parce qu’il est fortgarni de plumes; et en général les chevaliers sont moins charnusqu’ils ne semblent l’être. Celui-ci, n". 8i4, a près d’un pied dubec à la queue, et un peu plus du bec aux ongles. Presque toutson plumage est nué de gris blanc et de roussâtre ; toutes lesplumes sont frangées de ces deux couleurs, et noirâtres dans lemilieu. Ces mêmes couleurs de blanc et de roussâtre sont fine-ment pointiliées sur la tète, et s'étendent sur l'aile, dont elles bor-dent les petites plumes ; les grandes sont noirâtres ; le dessousdu corps et le croupion sont blancs. M. Brisson dit que le 3 piedsde cet oiseau sont d’un ronge pâle, et en conséquence il lui appli-que des phrases qui conviennent mieux h l’oiseau de l'espèce sui-vante. Il se pourvoit aussi qu’il y eût variété dans celle-ci, puis-que le chevalier représenté dans les planches enluminées a lespieds gris ou noirâtres, de même que le bec.
C’est sur un rapport assez léger de ressemblance dans les cou-leurs que Belon a cru reconnoître le chevalier dans le calidrisd’Aristote . Le chevalier fréquente les bords des rivières, se trouve