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Tome douzième.
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DES PIIÀLAROPES.

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LA GRANDE FOULQUE A CRÈTE.

Dans cette foulque, n®. 797 , la plaque charnue du front estrelevée et détachée en deux lambeaux qui forment une véritablecrête : de plus,elleest notablement plus grande que la macroule,à laquelle elle ressemble en tout par la figure et le plumage. Cetteespèce nous est venue de Madagascar : ne seroit-ej Je au fond quela même quecelle dEurope , agrandie etdéveloppée par l'inlluencedun climat plus actif et plus chaud?

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LES PIIALAROPES.

À ors devons àM. Edwards la première connoissancede ce nou-veau genre de petits oiseaux, qui, avec la taille et à peu près laconformation du cincle ou de la guiguette, ont les pieds semblablesà ceux de la foulque ; caractère que M. lirisson a exprimé par lenom de phalarope *, tandis que M. Edwards, sen tenant à lapremière analogie, ne leur donne que celui de tringa. Ce sonten effet de petits bécasseaux , ou petites guignetles , auxquellesla Kature a donné des pieds de foulque Ils paroissent apparteniraux terres ou plutôt aux eaux des régions les plus septentrio-nales : tous ceux que M. Edwards a représentés venoient delàbaie dHudson ; et nous en avons reçu un de Sibérie . Cependant,soit quils voyagent ou quils ségarent, il en paroît quelquefoisen Angleterre, puisque M. Edwards lait mention dun de cesoiseaux tué en hiver dans le comté clYorck : il en décrit quatredifférens, cpii se réduisent à trois espèces; car il rapporte luxmême le phalarope de sa planche 46, comme femelle ou jeune,à celui de sa planche 1 4.3; et cependant M. Brisson en a fait dechacun une espèce séparée. Pour noire phalarope de Sibérie , il

1 En adoptant celui de phalaris pour le yrai nom grec de la foulque.

Baffon. 12. - 17