DE LA PIETTE, OU PETIT IIARLE HXTPÉ. a8ilagunes de Venise ; et comme Millier témoigne qu’on la trouveen Danemarck , en Norwége , et que Linnæus dit quelle habiteaussi en Laponie , il est très-probable quelle fréquente les con-trées intermédiaires : et en effet Schwenckfeld assure que cet oi-seau passe en Silésie, où on le voit au commencement de l'iii r ersur lesétangs dans les montagnes.M. Salerne dit qu’il est fort com-mun sur la Loire; mais , par la manière dont il en parle, il paroitl’avoir très-mal observé.
LA PIETTE,
OU LE PETIT HARLE HUPPÉ.
Troisième espèce.
IaA pietteest un joli petit ha rie à plumage pie , et auquel on adonné quelquefois le nom de religieuse , sans doute à cause de lanetteté de sa belle robe blanche , de son manteau noir , et de satête coiffée en effilés blancs, couchés en mentonnière et relevésen forme de bandeau , que coupe par derrière un petit lambeaude voile d’un violet vert obscur; un demi-collier noir sur le hautdu cou achève la parure modeste et piquante de cette petite reli-gieuse ailée. Elle est aussi fort commune , sous le nom de pietle,sur les rivières d’Are el de Somme en Picardie, où il n’est pasde paysan , dit Relou, qui ne la sache nommer. Elle est un peuplus grande que la sarcelle , mais moindre que le morillon; ellea le bec noir et les pieds d’un gris plombé; l'étendue du blanc etdu noir dans son plumage est fort sujette à varier, de sorte quequelquefois il est presque tout blanc. La femelle, n°. 45o, n’estpas aussi belle que le mâle, n°. 44q ; elle n’a point de huppe ; satête est rousse, et le manteau est gris.