Saa HISTOIRE NATURELLE
« comte de Querhoenl, dans cette île, des milliers de fous com-te ni un s-, les blancs sont moins nombreux : on voit les uns et les« autres perchés sur des monceaux de pierres, ordinairement« par couples; on les y trouve à toutes les heures, et ils n'en par-ti tent que lorsque la faim les oblige d’aller pêche)-. Ils ont établi« leur quartier-général sous le vent de l’ile; on les y approche« en plein jour, et on les prend même à la main. Il y a encore« des fous qui diffèrent des précédens; étant en mer par les io de-« grés 6 secondes de latitude nord, nous en avons vu qui avoieut« la tète noire. »
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LE GRAND FOU.
Troisième espèce.
Cet oiseau, le plus grand de son genre, est de la grosseur del’oie, et il a six pieds d’envergure. Son plumage est d’un brunfoncé, et seine de petites taches blanches sur la tète, et de tachesplus larges sur la poitrine, et plus larges encore sur le dos; leventre est d’un blanc terne. Le mâle a les couleurs plus vivesque la femelle.
Ce grand oiseau se trouve sur les côtes de la Floride , et sur-les grandes rivières de cette contrée. « Il se submerge , dit Catesby ,« et reste un temps considérable sous l’eau, où j'imagine qu’il« rencontre des requins ou d’autres grands poissons voraces ,« qui souvent l’estropient ou le dévorent; car plusieurs fois il« m’est arrivé de trouver sur le rivage de ces oiseaux estropiés ou« morts. »
Un individu de cette espèce fut pris dans les environs de laville d'Eu, le 18 octobre 1772. Surpris très-loin en mer par legros temps, un coup de vent l’avoil sans doute amené et jeté surnos côtes. L’homme qui le trouva n’eut, pour s’en rendre maître,d’autre peine que celle de lui jeter son habit sur le corps. On lenourrit pendant quelque temps. Les premiers jours il ne vouloitpias se baisser pour prendre le poisson qu’on mettoit devant lui,et il falloit le présentera la hauteur du bec pour qu’il s’en saisît.Il étoit aussi toujours accroupi et ne vouloit pas marcher; mais