ïxvj DISCOURS
moins d’honneur à l’illustre savant qui les acréées, et je n’en suis pas moins disposé à luipayer le tribut d’admiration et d’éloges quilui est si justement dû. Si je me suis permisquelquefois, comme je l’ai fait ici, d’y mettredes restrictions, c’est parce que l’amour dola vérité, qui est, pour les hommes adonnésà l’étude des sciences, le premier des devoirs,l’a emporté sur des motifs personnels d’atta-chement, que j’ai regretté de ne pouvoir con-cilier avec lui.
La forme de la molécule intégrante d’unminéral ne suffit pas toujours pour caracté-riser seule et par elle-même l’espèce à la-quelle il appartient. Dans les cas où la formeprimitive est une de celles qui sont les limitesdes autres, comme le cube, l’octaèdre et letétraèdre réguliers, ou le dodécaèdre rhom-boïdal, il est nécessaire d’associer aux indi-cations de la forme celles d’un ou deux carac-tères physiques ou chimiques, choisis parmiceux dont jouit la substance qu’on s’est pro-posé de déterminer.
La condition que je viens d’indiquer portesur ce que chacune des formes limites est