3a TRAITÉ
de la forme primitive, qui, dans la baryte sulfatée,;sont de ioi d | et 78 e * 7 , et dans la strontiane sul-fatée, de io5 d et 75 d . Il en résulte, dans les anglesrespectifs, une différence d’environ 3 d £, facilementappréciable au goniomètre. Qu’on prenne ensuitetel autre caractère que l’on voudra, il est vague etinsuffisant. La pesanteur spécifique de la strontianesulfatée est en général plus faible que celle de labaryte sulfatée ; mais, outre que l’on n’est pas tou-jours à portée de constater cette différence, il y ades individus dans lesquels elle est presque nulle.La strontiane sulfatée est aussi un peu plus tendreque la baryte sulfatée; mais il n’y a ici que du plusou du moins. Il ne reste plus ensuite que des diffé-rences qui tiennent à des caractères extérieurs ob-servés jusqu’ici dans quelques individus de l’une desdeux espèces, dont l’àùtre n’a pas offert les ana-logues. Mais qui peut répondre que ces analoguesn’existent pas quelque part à notre insu, et ne fe-ront pas un jour disparaître les différences dont ils’agit? C’est ainsi que s’est déjà démenti le carac-tère tiré de la couleur bleue, que l’on croyait êtreparticulière à la strontiane sulfatée, et qui s’estmontrée depuis dans les cristaux de baryte. Laseule différence qui soit saillante et fixée sans re-tour, celle qui provient-.de la. mesure des anglesprimitifs, est même le plus souvent masquée parl’analogie des formes secondaires,.qui, dans la stron-tiane sulfatée, semblent faites à l’imitation d’nne