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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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POÜZZOLES , BAI A , ETC.

remarquables par la stérilité du sol,par sa couleur blanchâtre, et surtoutpar lodeur des vapeurs sulfureusesquil exhale.

On se croit transporté tout à coupsur un autre globe ; ici rien ne ressem-ble au désordre des lieux les plus dé-serts , les plus sauvages, et rien nerappelle les beautés delà nature.

La Solfalara est le seul des volcansqui ont existé autrefois, et à différentesépoques dans les champs Phlégréens ,qui soit encore dans une sorte dacti-vité; cestle-Fo/w» Fulcani de Strabon .Sa forme est elliptique, elle a onze centspieds de long sur quatre-vingts delarge.On voit sur diflërens points ses va-peurs, poussées par laction du feu, sé-lever avec violence; cest dans lesendroits ces vapeurs sortent avec leplus de force que lon place des tuilesou des briques pour recevoir le selammoniaque qui sy sublime.

Ce sel est moins pur que celui quonramasse au Vésuve . Les crevasses par sexhalent les vapeurs sappellentfumarolles. De temps en temps onaperçoit des flocons de fumée quisétendent et se dissipent dans lair;on sattend presque à voir un géniesortir de cette fumée, prendre gra-duellement une forme , et apparaîtreà vos regards. On trouve aussi sur lescollines qui entourentla Solfatara delàsélénite souvent cristallisée en aiguillesou en filets soyeux, que des personnespeu versées en minéralogie regardentcomme de lalun de plume.

A la surprise occasionée par le ta-bleau extraordinaire et imprévu dunesi grande confusion de toutes choses ,succède naturellement une sorte decrainte quand, en frappant du piedsur la croûte volcanique ou en jetantune pierre, comme nous le fîmes, dansune ouverture, on entend un reten-

tissement dont les vibrations indiquentles immenses profondeurs dun goullredans lequel les matières sont entrete-nues en fusion par un feu lent, et quipourrait, en sécroulant, engloutir lescurieux qui pèsent dessus.

Mais une chose bien rassurante , surlaquelle labbé appelle toute mon atten-tion, cest la parfaite sécurité des ou-vriers qui travaillent àrécolter le soufreet à fabriquer lalun.

En sortant de ce lieu, nous visi-tâmes lampliitliéâtre oucolysée, dé-signé sous le nom de Carceri, et donton ne voit que le quart; le reste estenterré et couvert de plantations. Il estaisé cependant den reconnaître les di-mensions. Dans une portion du corri-dor qui entoure larène, nous vîmes lesissues par lesquelles on montait sur lesgradins, et à droite sont plusieurs ca-ves , dont une est convertie en chapelleérigée à saint Janvier, sur la suppo-sition quil y a été renfermé avant desouffrirle martyre. Lesmurs de cet am-phithéâtre sont en ouvrage réticulaireet construits en laves et en briques. Ilpouvait contenir vingt-cinq mille spec-tateurs. Aujourdhui le lierre et dau-tres plantes parasites croissent avecactivité entre les crevasses de ses anti-ques murailles, situées autrefois dansle centre dune ville opulente.

Après le colysée est la maison decampagne de Cicéron . Nous sommesen face de ces fameux portiques ilcomposa ses questions académiques. Lapréférence quil accordait à cette re-traite sur celles de Cumes et de Pom-peï, les chefs-dœuvre de sculpturegrecque dont il lavait ornée, le nommême dacadémie donné à cette longue

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galerie, construite sur le modèle desportiques de YAcademus dAthènes ,rendent ces ruines dautant plus res-pectables , quil est impossible de ne