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[2] (1835) Royaume de Naples, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] : Sicile et Malte, sites, monumens, scènes et costumes, d'après Haudebourg-Lescot ... [et al.] / par C.-D. de la Chavanne, D.-D. Farjasse et P****
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NAPLES .

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écoles dItalie . Ceci sapplique parti-culièrement à la peinture ; car pour lasculpture et l'architecture, Bernini ,que nous nommons le chevalier Ber-nin, peut certainement être considérécomme chef décole, si lon a égard àlimmense influence quil exerça sur legoût de son siècle dans lun et lautrede ces arts.

La peinture commença à fleurir àNaples sous le règne de Philippe II ,vers le milieu du i6 c . siècle, et con-serva son* éclat jusquà Charles III,pendant environ cent cinquante ans.Bélisaire Correnzio, dit le Grec, doitêtre regardé comme le premier qui aitdonné quelque relief à cet art. Lavallée,dans le texte du musée Napoléon, nelui accorde que peu de talent; maiscest à tort, ainsi que le prouve Lanzi,et plus encore les nombreux ouvragesde cet artiste, que lon voit à Naples etnotamment dans les églises du Giesu-Nnovo et de la Madona di Piè diGrotta.

Joseph dArpino , surnommé Giu-seppino , lui succéda. Il naquit auchâteau dArpino, dans le royaume de Naples , en 156o. De bonne heure il serendit à Rome il gagnad abord sa vieà broyer des couleurs dans les ateliersdes peintres. On prétend que la vuedes chefs-dœuvre du Vatican déve-loppa en lui le goût de la peinture.Grégoire XIII sintéressa au jeune ar-tiste , et lui fournit les moyens de seperfectionner. Josépin est le plus faiblecoloriste des peintres napolitains,maisscs figures sont dessinées avec plus decorrection que lon nen trouve géné-ralement dans les ouvrages de ses com-patriotes. Son style se rapproche assezde celui de lAlbane , et souvent il estaussi maniéré que lui. Henri IV lap-pela à la cour de France en 1600 et ledécora de lordre de Saint-Michel . LeN.

chevalier dArpino mourut à Rome àlâge de quatre-vingts ans.

Giuseppe Ribeira , plus connu sousle nom de lEspagnolet, étudia sous Bal-dassar Correnzio avant dentrer danslécole de Michel-Ange de Carravage.Palmérino le fait naître àXativa dansle royaume de Valence ; mais cest àtort ; il naquit à Gallipoli, dans la pro­ vince de Lecce , en 15y3, dAntonio Ri-beira, gentilhomme espagnol . LEs-pagnolet réunit toutes les qualités quidistinguent les peintres napolitains ,une verve brûlante , un coloris vrai etbrillant, une énergie remarquable. Sesprincipaux ouvrages sont la Nativité,que nous possédons au musée royal, leMartyre de saint Barthélemy, que lonvoit à Bologne , le Silène dont nousavons déjà parlé, et les Prophètes quilpeignit dans les pendentifs de légliseSaint-Martin à Naples .

Giovanni Laurcnzo Bernini, archi-tecte, peintre et sculpteur ; naquit àNaples en 1698. Peu dartistes ont jouide leur vivant dune aussi grande répu-tation. Gomme tous ceux qui sortentdelà route tracée, le Bernin fut lobjetdéloges aussi exagérés que les repro-ches de ses détracteurs sont excessifs.On doit cependant avouerque, danslesarts, il faut toujours un certain géniepour ouvrir une nouvelle carrière, etque les critiques faites à lécole du Ber-nin sadresseraient avec beaucoup plusde justice à ses maladroits imitateursquau créateur du genre. Le nombredes travaux du Bernin est fort consi-dérable : la colonnade de Saint-Pierre doit être considérée comme ce quil afait de mieux. 11 mourut à Rome , âgéde quatre-vingt-deux ans, laissant unefortune de plus de 2,000,000 de francs.Il conserva au milieu des honneurs etde l'opulence celte allahilité et celtemodestie quon a judicieusement nom-