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écoles d’Italie . Ceci s’applique parti-culièrement à la peinture ; car pour lasculpture et l'architecture, Bernini ,que nous nommons le chevalier Ber-nin, peut certainement être considérécomme chef d’école, si l’on a égard àl’immense influence qu’il exerça sur legoût de son siècle dans l’un et l’autrede ces arts.
La peinture commença à fleurir àNaples sous le règne de Philippe II ,vers le milieu du i6 c . siècle, et con-serva son* éclat jusqu’à Charles III,pendant environ cent cinquante ans.Bélisaire Correnzio, dit le Grec, doitêtre regardé comme le premier qui aitdonné quelque relief à cet art. Lavallée,dans le texte du musée Napoléon, nelui accorde que peu de talent; maisc’est à tort, ainsi que le prouve Lanzi,et plus encore les nombreux ouvragesde cet artiste, que l’on voit à Naples etnotamment dans les églises du Giesu-Nnovo et de la Madona di Piè diGrotta.
Joseph d’Arpino , surnommé Giu-seppino , lui succéda. Il naquit auchâteau d’Arpino, dans le royaume de Naples , en 156o. De bonne heure il serendit à Rome où il gagnad abord sa vieà broyer des couleurs dans les ateliersdes peintres. On prétend que la vuedes chefs-d’œuvre du Vatican déve-loppa en lui le goût de la peinture.Grégoire XIII s’intéressa au jeune ar-tiste , et lui fournit les moyens de seperfectionner. Josépin est le plus faiblecoloriste des peintres napolitains,maisscs figures sont dessinées avec plus decorrection que l’on n’en trouve géné-ralement dans les ouvrages de ses com-patriotes. Son style se rapproche assezde celui de l’Albane , et souvent il estaussi maniéré que lui. Henri IV l’ap-pela à la cour de France en 1600 et ledécora de l’ordre de Saint-Michel . LeN.
chevalier d’Arpino mourut à Rome àl’âge de quatre-vingts ans.
Giuseppe Ribeira , plus connu sousle nom de l’Espagnolet, étudia sous Bal-dassar Correnzio avant d’entrer dansl’école de Michel-Ange de Carravage.Palmérino le fait naître àXativa dansle royaume de Valence ; mais c’est àtort ; il naquit à Gallipoli, dans la pro vince de Lecce , en 15y3, d’Antonio Ri-beira, gentilhomme espagnol . L’Es-pagnolet réunit toutes les qualités quidistinguent les peintres napolitains ,une verve brûlante , un coloris vrai etbrillant, une énergie remarquable. Sesprincipaux ouvrages sont la Nativité,que nous possédons au musée royal, leMartyre de saint Barthélemy, que l’onvoit à Bologne , le Silène dont nousavons déjà parlé, et les Prophètes qu’ilpeignit dans les pendentifs de l’égliseSaint-Martin à Naples .
Giovanni Laurcnzo Bernini, archi-tecte, peintre et sculpteur ; naquit àNaples en 1698. Peu d’artistes ont jouide leur vivant d’une aussi grande répu-tation. Gomme tous ceux qui sortentdelà route tracée, le Bernin fut l’objetd’éloges aussi exagérés que les repro-ches de ses détracteurs sont excessifs.On doit cependant avouerque, danslesarts, il faut toujours un certain géniepour ouvrir une nouvelle carrière, etque les critiques faites à l’école du Ber-nin s’adresseraient avec beaucoup plusde justice à ses maladroits imitateursqu’au créateur du genre. Le nombredes travaux du Bernin est fort consi-dérable : la colonnade de Saint-Pierre doit être considérée comme ce qu’il afait de mieux. 11 mourut à Rome , âgéde quatre-vingt-deux ans, laissant unefortune de plus de 2,000,000 de francs.Il conserva au milieu des honneurs etde l'opulence celte allahilité et celtemodestie qu’on a judicieusement nom-