DE "VENISE A MILAN.
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qui semble assez naturelle à l’ancienne qu’on peut mettre hardiment à la tètedemeure d’un tel écrivain, narrateur élé- de tous ceux dont Mantoue s’honore,gant de jeux, de fêtes et de spectacles. Malgré l’erreur à peu près générale, leJe vis représenter et applaudir dans la nom du palais du Tè ne peut lui venirpatrie de Virgile un assez mauvais mé- de la forme de son plan , qui serait,lodrame, dont l’auteur était un duc. La dit-on, celle de la lettre T, puisque leCompagnia, journal de Mantoue , in- plan même de l’édifice dément unediquait dans son annonce quelle pareille étymologie,comptait sur l’indulgence du public et « Il paraît, dit M. Quatremère desur le goût éclairé de la garnison au- Quincy, et cest l’opinion d’historienstrichienne. Le souffleur, ainsi qu’à dignes de confiance, que le mot Té futParme et dans d’autres villes d’Italie, une abréviation, ou, si Ion veut, unelisait la pièce à haute voix et suivait mutilation de tajetto ou tejetto , quiles acteurs. Avant'd’être fait à un signifiait, dans le langage du pays,usage aussi ridicule, on ne sait véri- coupure ou passage donné à 1 écoule-tablement quel est ce troisième person- ment des eaux, et que cette enomina-nage, cette espèce d’écho partant de la tion locale, appliquée au terrain surterre et sortant du sein d’un énorme lequel le palais fut construit dans lasoufflet ; car on a cru devoir en donner suite, lui aura , par le fait de 1 usageexactement la forme au trou du souf- vulgaire , communiqué son nom. » Lefleur. En facedes spectateurs, au-dessus palais du Té est le plus mémorablede la toile, apparaissait une horloge ouvrage de Jules Romain . La régula-fort bien montée, afin que les clas- rité, la sagesse de son architecture, con-siques scrupuleux pussent s’assurer trastent d’une manière frappante avecaisément si la pièce était dans les l’imagination, le feu et presque le dé-règles , et ne manquait point à cette lire de quelques-unes des peintures deunité de cadran dont M me . de Staël a l’intérieur. La superbe Loggia ( vesti-parlé. bule), qui s’ouvre sur le jardin, offre
La place Virgiliana, qui était autre- à sa voûte cinq fresques en divers com-foisun véritable marécage, estdevenue, partimens , dessinés par Jules Romain ,grâce à la dépense faite par la commune et exécutés par ses élèves. La salle lade Mantoue et à l’enthousiasma du pl us célèbre, la plus extraordinaire,général Miollis pour le prince des est celle des géans. Une fois entré danspoètes, une agréable promenade. Dans cette pièce, on n’y voit point d’issue;les environs on trouve le Ghetto , orné o n n’est environné que de rochers quide riches et jolies boutiques, et bien tombent sur les géans, blessés écrasésdifferent de l’infect Ghetto de Rome, fuyant ou se défendant en vain - le solQuoique la population israélite de même est formé de débris, et le pla-Mantoue ne dépasse point deux mille fond est l’olympe de Jupiter lançant lahabitans, ils ont fondé une maison de foudre,refuge et de travail, où cinquante per-sonnes trouvent un asile commode et CUri s ' lgîmleo lrî “m P ho.une nourriture abondante. hor., od. i, ni. 3.
Traversons maintenant la ville, etrendons-nous au faubourg Cirèse . Là,au milieu d’une île, s’élève un édifice
L.
Cette terrible salle des géans , ainsique les chambres si poétiques dePsyché, de PI aéton , elles élégantes
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