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Journal du voyage de M. le Marquis de Courtanvaux / mis en ordre par M. Pingré
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DE M. DE COURTANVAU X. 209fait sentir l’arbitraire 6c le foible de ces systèmes, 6cfinit par leur inculquer que ces sortes de causes neparviendront probablement jamais à notre connoif-sance, au moins durant le cours de cette vie. 11 meparoît qu'à Leyde, on conçoit ce que c’est que lavéritable Physique.

De Leyde on compte cinq lieues jusqu'à Hariem.Si on en excepte les environs de ces deux villes, laroute n'est pas ausiì agréable que celle de la Haye àLeyde; les maisons de campagne y font plus rares. Lec^nal, à une lieue de Leyde, fait un coude, 6c passeentre les dunes 6c la mer de Hariem ; cette mer deHariem, en hollandois Harlem-ìncer, c’est-à-dire, lacde Hariem, n’est en effet qu’un lac d’eau douce desix lieues au moins de long, fur plus de deux de large:c’étoit autrefois un pays habité, il y avoit plusieursvillages qui ont été submergés; il y a, dit-on, beau-coup de poisson. Les habitans des villages qui fontfur le bord de cette mer, en trouvent la navigationfort utile pour leur commerce mutuel ; on n’y estcependant pas à l’abri des tempêtes, les exemples denaufrages n’y font pas rares : mais quand cette navi-gation feroit beaucoup plus sûre 6c plus utile qu’ellene l’est réellement, cet avantage ne fauroit contre-balancer le préjudice que cause cette mer; elle occupeactuellement trente mille arpens de terre!n, 6c elleprend tous les jours de nouveaux accroissemens : quede terrein perdu, dans un pays où l'on connoît si bien

Dd

Mer

de Hariem,