INTRODUCTION.
De 1619 4 1629, divers navigateurs, Hcrtog,Edels , Nuitz, Witt, Carpenter et Pelsart, tousHollandais j reconnurent successivement diverspoints de la grande terre qui avait reçu le nom deNouvelle-Hollande. En 1624, Jacques Hermitepassa d’Acapulco à Gouaham sans rien voir.
Tasman , navigateur d’un ordre distingue pourson siècle, en 1642 et 1643, découvre la Nouvelle-Zélande , plusieurs des îles Tonga et Yiti, etlonge une partie de la côte nord de la Nouvel e-Guinée ; ce voyage eut particulièrement le méritéde fixer une limite à l’étendue des terres de laNouvelle-Hollande vers l’est. Dans un secondvoyage, Tasman dut faire J’iinportantes découvertessur la côte méridionale de la Nouvelle-Guinée , maisqui restèrent ensevelies dans les archives de laCompagnie hollandaise.
En 1683, Cowley rattache son nom à la géogra-phie de l’Océanie, en reconnaissant avec exacti-tude les îles Gallapagos, jusqu’alors à peine con-nues. Les Espagnols , en 1696, obtiennent la pre-mière notion des îles Palaos ou Pclew par deshabitans de ce groupe , jetés par la tempête sur lacôte de Samar, l’une des Philippines .
Dampier, le plus assidu, le plus judicieux desnavigateurs de cette époque, après avoir long-temps parcouru l’Océan-Pacifique comme un simpleaventurier, est expédié en 1699 avec mission de songouvernement, pour y faire des découvertes. Danscette expédition , il signale plusieurs îles nouvellesau nord de la Nouvelle-Guinée et de la Nouvelle-Bretagne , et franchit le premier le détroit quisépare ces deux îles. Ses relations offrent un pré-cieux recueil d’observations intéressantes et véri-diques. Huit années plus tard, il servait de piloteau capitaine Rogers , dans une expédition sur lesmêmes mers , qui ne produisit rien.
En 1710 , Padilla entame la reconnaissance desîles Pelew , et ne put la terminer. La Barhinaistraverse en 1716 l’Océan-Pacifique , et n’y faitaucune découverte. Plus heureux, le HollandaisRoggewein , en 1722 , découvre plusieurs îles ,dont quelques-unes sont encore à retrouver.
L’amiral Anson , en 1741 , traversa aussi cetOcéan sans rencontrer aucune terre nouvelle. Maisla relation de son voyage , écrite avec soin , four-nit d’utiles renseignemens sur les différens lieuxqu’il visita.
Jusqu’ici la cupidité seule avait suscité ces gran-des et aventureuses expéditions, et ceux qui les or-donnaient n’étaient guidés que par le.désir de trou-ver de l’or ou des productions précieuses. Désor-mais des sentiinens plus généreux présideront à1 exécution de celles que nous allons mentionner :1 amour de la gloire , le désir de compléter laconnaissance du globe par des explorations métho-diques agrandiront chaque jour le domaine dessciences.
Les instructions données à Byron étaient déjàconçues dans cet esprit. Il navigua dans la mer duSud en 1764 et 1765 ; mais son voyage fut peufructueux et ne procura à la géographie que laconnaissance de quelques petites îles. Wallis le sui-vit immédiatement; ses découvertes furent plusnombreuses, et il eut l’honneur de nous donner lepremier des renseignemens positifs sur la délicieuse’I a'iti, dont le nom est devenu si familier à tousles amateurs de voyages. Dans la même année 1767,son compagnon Carteret, avec les moyens les pluschétifs, exécutait de son côté de nobles travauxet augmentait considérablement la liste des îlesconnues dans l’Océanie.
- Imitant l’exemple de l’Angleterre, la France ex-pédia Bougainville dans ces mers. Sa campagne futfertile en découvertes importantes : il signala lepremier plusieurs îles de l’archipel Dangereux,aujourd’hui Pomotou, les îles des Navigateurs ,de la Louisiade et des Anachorètes ; il retrouva lesterres du Saint-Esprit et les îles de Salomon, pres-que perdues pour la géographie depuis Mendana .Une relation piquante et remplie d’intérêt donnaune grande célébrité à ce voyage.
Enfin Cook arriva , et ce grand homme , dansses trois voyages consécutifs, de 1769 à 1779, eut lagloire de compléter, presque à lui seul, la connais-sance générale de l’Océânie. Une exactitude aussigrande que pouvaient le comporter les métho-des employées de son temps, présida constam-ment à ses travaux. Aussi , toutes ses découvertessont restées authentiques, et des rectifications dedétail ont été l’unique partage laissé à ceux quidevaient suivre ses traces. La découverte de laNouvelle-Calédonie , des Nouvelles-Hébrides ,des îles Sandwich , et ses belles reconnaissances dela Nouvelle-Zélande , de la côte orientale de laNouvelle-Hollande, des îles de Taîti, de Tonga ,de Nouka-IIiva, des détroits de Torres , de Cooket de Behring, sont les titres imprescriptibles queCook offrira à l’éternelle admiration des navi-gateurs et des géographes. Mais, tout en rendantjustice au chef, il ne faut point oublier les beauxtravaux de Banks, Solander , Anderson, et sur-tout des deux Forster : on doit même avouer queles observations en tout genre de ces savans natu-ralistes ont fait le principal mérite et assuré le bril-lant succès des belles publications qui firent con-naître les voyages de Cook.
Tandis que Cook exécutait ces grandes opérations,Surville, en 1769, retrouvait les îles Salomon,et découvrait la baie d’Oudoudou, sur la partieN. E. de la Nouvelle-Zélande ; Marion, en 1771,examinait une grande étendue de la rôle de laNouvelle-Zélande , et trouvait la mort à la baiedes Iles , où ses compagnons recueillirent des do-cumens précieux sur les naturels et les produc-tions de cette terre australe ; l'Espagnol Boenc-