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AUTOUR DU MONDE.
^ s édifices hindous do quelque élévation.
s Negapatnam, nous abandonnâmes néan-et l' nS c ^ te P our tirer sur la pointe de Divyes bouches de la Krisna . Là, deux mois plusd, un grave accident attendait la Favorite,dti ^ ril ^ lt I ue corvette française qui resta échouée£ l et au 5 juillet sur un lit de Vase et au milieu^dne mer tourmentée. Mais, grâce à l’activité^ commandant, à l’ardeur et au dévouementtout l’équipagè, la corvette en fut quitte pour* ®*ques insignifiantes avaries.
^our nous, à qui huit pieds d’eau suffisaient| naviguer, nous n’avions pas de pareils ac-è 0s à craindre, et d’ailleurs notre patronv *nar, habitué dès l’enfance à courir ces mers,T ait sans crainte en effleurer la vase. Nousfe' 0118 c I ue ^fl ue f°^ s à. côté de brisans sans qu’il111 se soucier beaucoup de ce fâcheux voisi-w Ainsi nous longeâmes tour à tour la côte^ Nageuse de la Krisna , la pointe de Divy,'•«.jelSme, l’ancre dans le golfe de Masuli-h i in> ' Ce comptoir, long-temps français , rat-1 ,-^ 6 son nom à quelques beaux souvenirs deC(J ré histoire en ceS contrées. Les Anglais l’oe-dat 6tlt aujourd’hui; ils y laissent quelques sol-fie!-^ 0111 ' défendre le fort que nous y avonspg . e * Masulipatnam était, aux jours de la pros-du royaume de Golcûnde, l’entrepôt de^ 1- tches produits et leur port d’embarque-S j Ses toiles peintes, ses mouchoirs rougesIl ° Ir ' m cS, ses tissus de coton s’échangeaientCç^^’Patnam contre des cargaisons d’Europe .(j (lQ . gloire et ce commerce sônt bien déchus :fr 6 ^ u ' Un géographe moderne ait porté le chif-
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sa population à 75,000 âmes, on n’yguère plus que le tiers de ce nombre,
encore chaque jour par l’insalubrité deVkJ ne marécageuse où la ville est assise. Le
t'ésjj 1 ’» gouverneur nominal de cette province,l’ih,, . a Hyder-Abad, situé à 50 lieues dans
O ea r. Un revenu annuel stipulé par laSe^^gtiie des Indes l’indemnise de ses pos-qu’elle exploite, et un corps d’armée y-V des peuplades insoumises et remuan-l V ^°ique Masulipatnam soit le chef-lieu deflu rrta^ lT1Ce de Golconde, cette ville compte peuit° ns e uropéennes.
jy asu lipatnam à Yanaoun, petit ctablisse-1,01,8 fj an ° a ^ s > d y a 30 lieues environ, que^ri V j^ es e n un jour. Yanaoun est situé surVill eh . re de Godavery, un peu au-dessus d’uneVr e . ° Ue > Coringui, qui en occupe l’embou-ts port ^" 0lan § u i> les Anglais ont un capitaine’ 4 Ul sert à protéger leurs navires dea,,s ce golfe. Jadis commerçante et po-
puleuse, Coringui se vit anéantie en 1789 parun phénomène affreux. Au mois de décembre, àl’époque de la plus haute marée, et par unetempête du N. E., trois lames monstrueuses selevèrent contre la ville; la première y entracomme précurseur de la catastrophe, et se retiraen y laissant trois pieds d’eau ; la seconde dé-ferla ensuite et la couvrit ; enfin la troisième, agis-sant avec plus d’énergie , inonda, anéantit toutdevant elle, noya 20,000 Hindous, submergeala ville et porta les navires à l’ancre jusquedans la presqu’île que forme le Godavery. Plustard, quand cette mer se fut retirée, un tel amasde sables et de vase resta sur ce terrain, qu’au-cune des anciennes habitations ne paraissait àsa surface. Les Hindous échappés au désastren’eurent pas même la pensée de déblayer lenouvel Herculanum ; ils bâtirent un peu plusloin quelques huttes qui formèrent la Coringuiactuelle. Mais, à la suite de la catastrophe, unbarrage s’étant formé aux bouches du Goda-very, les foctoteries européennes disparurent dela presqu’île; les milliers de navires anglais ,espagnols , français , portugais , qui fréquen-taient les chantiers renommés de Coringui, allè-rent chercher d’autres lieux de radoub et de ra-vitaillement. Tout l’avantage d’une position ma-ritime, au confluent d’un fleuve navigable, futperdu pour cette ville. Les bois de teck y arri-vèrent toujours dé l’intérieur ; mais ils n’y trou-vèrent plus autant d’emploi. La main-d’œuvreseule, restée à bas prix, attira encore quelquesnavires en souffrance.
Coringui, du reste, placée au milieu des ma-récages de la presqu’île, est une résidence insa-lubre pendant la moitié de l’année. A l’époqueoù sévissent les fièvres, les Européens qui l’ha-bitent se retirent à Yanaoun , qui jouit en touttemps d’un climat sain et d’une températureégale. Les champs qui entourent notre comp-toir sont plantés de riz, d’indigo et de cannesà sucre ; ils sont couverts de buffles, de bœufset de moutons. Du temps de Sonnerat, ce petitposte était renommé pour la fabrication de sestoiles écrues, dites toiles de Conjons. Mainte-nant cette industrie y est éteinte. Quelques boisde teck, descendus par le Godavery, sont à peuprès le seul objet d’échange : les maisons de com-merce ont déserté en grande partie l’établisse-ment, et l’emploi du gouverneur que nous ymaintenons n’est réellement qu’une sinécure. Unsingulier commerce vient toutefois de rendre unpeu de vie à celte région déshéritée. Tous lesbras que l’îlc Bourbon a récemment demandésà la presqu’île indienne lui sont venus du terri-