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AUTOUR DU MONDE.
p' lS, ~ c bazar en ruines, placé sur la limite delowriugi, et les demeures de riches babous oules indiens, qui, par leur étendue et leur! 011| iance, avec leurs toits plats et leurs croi-* ecs étroites, rappellent un peu l’architecture dee ° s 'leux coavens. Cette Ville-Noire occupe un^ s P«ce immense ; elle est peuplée de Bengalis ,.larattes, de Malabars, de Birmans, de Chi-d’Arabes, de Persans, d’insulaires dercll ipel malais, de Juifs, et de marchands ve-® ( le tous les points de l’ Asie . C’est une veri-^ Babel pour la confusion des langues,j, bowringj , au contraire, c’est l’Europe ,p^°pe élégante-, c’est Londres avec son Hyde-
!Nul
^ soleil est tombé, quand l’eau duV 0 y e ^ e a rafraîchi le cours de Chowringi, vousde s . croiser, courir, stationner des landaus,ék> J|lr ys, des bogheys, chargés de femmesles ! et de lourds et graves officiers de laau jP a S 11 'e, de négocians anglais , d’Arméniens'*Pbti° l - riPt l l0 * tlUl , ou de babous au turbanf)e ( | ( j’ Jaloux les uns et les autres d’afficher un(l e <! blXe enrnnéen . Toutefois
a 0s
ixe européen . Toutefois cette imitationr>todes fastueuses n’est pas tellementb| üï . i ‘îu’on ne puisse en saisir les dissem-^Sttifi au premier coup-d’œil. A la place desB Vt > e s attelages anglais , les voitures de. a l’offrent que des chevaux du pays de<V Cc prieure; et les conducteurs hindous,
, e . l,rs vêtemens de mousseline et leurs jam-res ot nues, ne sont guère en état de sou-Com paraison avec les cochers et lesh tri ^ !,< ' Londres .
Vg** l’esplanade, on ne rencontre quefai- j T 1 arc et quelques autres rues habitées!^laij Ur °péens. Le Durumtollah et le Cossi-t ^ifi Çes °^ t: l *ne population mélangée. Parmi les'llle ( | e Uhowringi, il faut citer la maison de^ s tiç e 6 P a lais du gouvernement, la cour de^e.s]’ ,' es deux églises anglicanes, celles des: * lil| 'e s ' Urie “s et quelques temples destinés auxj C , 0 ^% e C ^ tes ’ Les établissemens publics sont le?" SCi 'it du gouvernement, le collège docollege ), le medresseh ou collège
ai-.
ùi.
• éi,j u > * e gymnase de Calcutta , l’académieJ> es ’ l’école de commerce , l’école desj'étii (j e es indiennes, la société asiatique, la so-j^iardir^l^'-^ine et de phrénologie, le théâtre,
• y Lr t '. s otan ique et plusieurs typographies.
on publiait en 1826 onzej ea X eu 4 ^ a lcutta, dont quatre en bengali et';Uu s r t P n <!l San ’ Le tous les édifices énumérés,U ^'»VeriÜ? Uable .« st sans coutredit le palaisment : il consiste en deux galeries
semi-circulaires, opposées par leur sommet etréunies au centre par un immense vestibule.Toutefois la façade extérieure, chargée d’unetriple colonnade, est d’un effet trop lourd. Douxétages, au lieu de trois, auraient suffi, et le pa-lais y eût gagné. Le collège de Pévêque est aussiune construction remarquable,avec deux grandscorps-de-logis qui vont aboutir à une spacieusechapelle (Pl. XVI — 1). La cathédrale protes-tante n’est pas sans défaut : sa flèche est mas-sive, son ordonnance peu régulière, mais l’en-semble plaît.
A l’E. de Calcutta est un vaste étang d’eausalée qui forme la limite des Sounderbunds.Dans l’espace qui se prolonge entre ce lac et laville, se groupent des milliers de cases indien-nes, entrecoupées de jardins. C’est un quartierinsalubre où les Européens ne mettent jamaisle pied; plus loin, et vers le sud, coule leNullah-Tolly (ruisseau de Tolly), petit bras duHougly, dans lequel les Hindous veulent voirle véritable Gange . Aussi font-ils tous leursdévotions dans ce bras de rivière, et non dansle fleuve que souillent les navires européens .Chaque matin, un peu avant le lever du soleil,on y voit descendre plusieurs milliers de natu-rels qui, après les ablujions voulues, se frottentles joues et le front avec de la terre blanche,jaune et rouge, et crient à haute voix : Ram!Ram! Quelques bramincs assis sur la bergecomptent les grains de leurs chapelets et tour-nent les pages de leurs livres en feuilles de tali-pot ou de bananier.
Sur la rive occidentale du Hougly se dessinel’important faubourg de Howrah habité par desconstructeurs de navire. Le grand chemin quilonge Calcutta et Chowringi s’appelle la Routeronde ; elle suit à peu près une ligne tracéepar des fossés élevés à l’époque de la guerrecontre l«s Marattes. A ce point s’arrête la limitedes franchises anglaises et de la juridiction deCalcutta . Tous les délits commis en - deçà decette barrière ressortent du Sadder-Adawlat ,ou Cour suprême ; au-delà ils sont jugés par lemagistrat du lieu. En cas d’appel, l’affaire estportée devant le Sudder - Dewani , ou Cour dupeuple dans Chowringi, pour vider la dernièreinstance ou d’après la règle du Koran , ou selonles lois de Menou.
Le jardin botanique de Calcutta qui, dans sestrente années d’existence , a pu former déjà uncatalogue de quatre mille plantes, est situé surla rive droite du Hougly à quelques milles dola ville ; son circuit compte près de deux lieues.Fondé par le docteur Roxburg, ce jardin souf-