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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE,

C* aient pl us d’une femme : les chefs seuls,liberté 168 P^ us r ^ c ^ es parmi eux, usent de cettej° u j o ® P°ur contracter plusieurs alliances par

L a '

l^h't ^ ass ^ 0n du jeu est, comme on l’a dit, très-dt j es e le aux naturels. Les dés, le jeu de ballel'av 0r i COna ^ ats de coqs sont leurs délassemensii es . ls ' L<es combats de coqs trouvent, en certai-c Ws 3 lt ^ s ’ d es amateurs si acharnés, que lesCer t . Sorit obligés de ne les souffrir que sous dehQ lj a ^ les conditions. Rarement on rencontre uns °Us 1 6 v °y a gcant dans la contrée sans un coqle y - e ® ras > et, s’il y a quelque bimbang danson voit des bandes de 40 à 50ïnj . 8 > portant chacun leur athlète emplumé,(j re P ose l’espoir d’un gros bénéfice, car one /°rtes sommes pour enjeu : ces parieurs^ v °nt jusqu’à risquer leurs femmes ,

Co,

C’est le cock-pit anglais avec tous seste s D e,ïle ns et toutes ses folies. Il y a des pon->ridj r r tel coq contre tel autre , et les enjeuxs sont permis. La race des coqs malais~ ' ' ' ’ ■ et de hardiesse

prévenir toute* oute dispute, on ne laisse jamais

es et leurs mères, dans la chance du

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j e réputation de vigueur et de hardiesse^ 5ll d[e C * conna isseurs. Pour

e Ur, attre ensemble deux coqs de la même cou-

on oppose des sujets de nuanceshuu e ^ es > par exemple un gris à un noir, un

■W a u n rouge. Les Rejangs ont d’autres di-^W S8 . aiûe ns moins barbares. Ce sont des jouteses qui reproduisent les anciens jeuxOn y simule un combat, soit à lakw’ s °tt au cris malais, arme courbe et cha-qui éblouit et menace comme unede Se rpent.

l«j 1116 tous les peuples d’origine malaise,de Sumatra , et surtout les peu-W ^ luiQr ales,

aiment passionnément 1 opium.

J , °*' ( lui produit ce narcotique ne crois-C V 4i . dails l ’ile, on en tire du Bengale deuxCaiS5es environ par année. L’opium s’im-^ gâteaux de cinq à six livres , enve-*0 feuilles Sèches. Les naturels l’em-6 deux manières : ils le prennent ene Ce ou il s i e f um ent. Le premier de ces«t 1 4 ^ plois est celui que préfèrent les Turcs^air Ft des Orientaux; les Malais, aus °ut avides du second : ils s’eni-% u 6 fu «iée d’opium, au point d’en devenirSuV e ? e , tfo us. Surexcités par ces vapeurst^ 3 ’ évf’ ds se précipitent hors de leurs mai-t u M e Perdus > l’œil hagard, la main levée° U Hr s ïneUrtre ’ et I e consommant presquequand on ne les prévient pas. Ce n’est

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pas ici le moment do raconter tout ce que l’abusde l’opium occasione de scènes désastreusesdans l’archipel malais ; car Sumatra est de toutesces îles celle où de pareilles catastrophes sontle moins fréquentes. Soit qu’on y abuse moinsde cette substance, soit que des mœurs plusdouces en rendent l’excès moins dangereux,toujours est-il qu’on y a peu de victimes à dé-plorer. Nous retrouverons à Java les forcenésfumeurs d’opium.

L usage du betel, moins coûteux et plus acces-sible au peuple, est du reste plus général parmiles naturels. Le tabac, roulé dans des feuillesde palmier, compte aussi beaucoup de consom-mateurs.

La plus grande durée de la vie à Sumatra excède rarement 60 ans. Quand un enfant naît,on lui donne un nom, mais il n’a les honneursdu surnom que beaucoup plus tard. Dans quel-ques pays rejangs, la coutume, évidemmentempruntée aux Arabes , affecte aux pères lenom de leur nouveau-né. Ainsi l’on dit, parexemple, Pongon-Pah-Lindoo (Pongon, pèrede Lindoo), comme on dit en arabe, Moham-med-Abou-Beker (Mahomet , père de Beker). Dureste , jamais un Sumatrien n’articule son pro-pre nom ; l’usage le veut ainsi. Il n’apostrophejamais à la première personne, mais à la troi-sième.

Les funérailles se font au moyen d’une grandeplanche commune à tout un village et sur la-quelle on étend le cadavre frotté avec de la glu,pour qu’il se conserve plus long-temps ; on leporte ainsi au cimetière où une fosse le reçoit,profonde à peine de deux pieds. Des femmes sui-vent le convoi, criant et glapissant, et le bruitne cesse que lorsque la terre a recouvert la dé-pouille du mort. On jalonne alors le tour de lafosse de petites banderoles, et l’on y plante unarbrisseau symbole de deuil.

La transformation religieuse que le mahomé-tisme a opérée dans l’île de Sumatra ne sembleavoir respecté aucune des traditions du culteprimitif, car on en chercherait aujourd’huivainement la trace. Si l’on entend par religionun système complet de dogmes et de rites, avecdes prêtres pour les enseigner et des fidèles pours’y soumettre , on peut dire que nulle religionn’existe même aujourd’hui parmi les Rejangs deSumatra. Us croient à des êtres surnaturels,impalpables , qui ont la double faculté de fairele mal et le bien ; mais là encore on peut retrou-ver les bons et les mauvais génies, les bons et lesmauvais anges, système commun à toutes lesreligions. Ceci est tellement vrai que les mois

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