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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

femmes pour les naturels î les Européens enfont tailler parfois des vestes et des pantalons àleur usage. Ces étoffes sont plus légères et plusfraîches qu’aucune des étoffes connues ; maisleur raideur en rend le porter désagréable etincommode.

Les hafcitans des Camarines, grands, forts ettrès-braves , sont constamment en guerre avecles Malais des îles voisines, qui opèrent des des-centes à l’improviste , et enlèvent des villagesentiers , hommes et femmes , pour les vendreaux sultans de Mindanao, Soulou et Bornéo . Onne conçoit pas que les Espagnols , maîtres etprotecteurs de Luçon depuis trois siècles , aientlaissé se perpétuer ainsi des habitudes de pira-terie et de brigandage. Si, dans le principe, desexemples sévères eussent été faits , si des vais-seaux européens étaient allés , dans leurs îlesmême, exercer d’éclatantes représailles contreles forbans, depuis long-temps ces insulairesauraient renoncé à des tentatives devenues tropdangereuses pour eux ; les traditions de la pira-terie se seraient effacées ; et aujourd’hui les Phi-lippines n’auraient plus à redouter ce fléau pourleurs populations littorales. Les demi-mesures ,des questions de rivalité intérieure, ont fait beaujeu aux déprédateurs malais , et ces mers, dontla sûreté importerait tant à l’Europe , sont en-core l’épouvantail de nos navires marchands.

Au sud de la province des Camarines est celled’Albay qui fait face au détroit de San-Bernar-dino, passage des navires qui vont d’Asie enAmérique et d’Amérique en Asie . Les naturelsd*Albay sont, comme ceux des Camarines , cou-rageux et forts : exposés aux attaques des Ma-lais, ils ont pour se défendre un poison très-actif, Je même sans doute qui sert aux Suma*triens et aux Javanais pour rendre leurs crismortels. Les Albayens y trempent la pointe deleurs flèches. Sans doute la composition de cepoison est un secret entre quelques chefs, carautrement l’usage n’en serait pas aussi restreint.Ce poison paraît extrait d’herbes vénéneuses. Onne peut s’en servir, si l’on ne trempe aupara-vant le bout de la flèche dans un jus frais decannes à sucre, et ensuite dans ce jus d’herbes.C’est alors qu’on doit en faire usage ; carune fois sec , il a moins d’activité. L’Albayenporte ce poison devant lui dans mie espèce deréservoir fait en bambou ; et, dans un autre , i!met du jus de canne à sucre. Cette compositionvénéneuse, dont l’effet est soudain, décompose,dit-on, et fige le sang. Des Européens ontété témoins de quelques épreuves laites sur desanimaux. Un chien piqué légèrement avec une

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flèche ne vécut pas trois minutes; une ■ ^mourut au bout de six. Les noirs descherchent à se procurer de ce poison p 011 * ^ser le buffle sauvage ; quand ils l’ont tue ^des armes ainsi préparées, ils le dépècen 1 f ,mangent sans crainte. Les chefs albay ellSnissent aux alcades de la presqu’île une ilsde cette substance'dont ceux-ci usent co>®l’entendent. ^ i

Le volcan d’Albay, qui a donné son ** j e f

la province, est un cône élevé qui sedeux mers. Toujours en éruption , il 11

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pendant redoutable qu’après la saison desp 1c’est-à-dire pendant les mois de novemb ,edécembre. Alors arrivent les tremble 111terre, communément précédés par une ^blanchâtre, brume d’un caractère p aft * |jC êque les habitaus reconnaissent; elle d ^toujours le tremblement de sept à huit u, p,iiA ces provinces classées et connues» ^ajoute tous les versans de l’E. livrés aü * te ffi'pies indépendans, on aura la totalité d 11toire de Luçon . ; t f s

Celui de l’archipel des Bissayes 11moins riche en subdivisions. Les îles d e ¥de Leyte, de Zébu ou Bohol , de ^ e ° r °^¥ i 'Panay , de Mactan, le groupe des Cal ® 11 6 o^Mindoro, Masbate, Marinduque , Bur iaS '^t l{les points les plus saillans au iqili eUmultitude de terres distinctes. p o^’

Cet archipel fut nommé par lesdans les premiers jours de la découverte

los Pintados, de l’usage qu’avaient les n a

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d’hui deux races habitent ces îles : l cS ,n aqui cultivent le littoral sous lel’Espagne , et les Malais originaire®

♦ rviic /1/x lïinilonor» ni rlo ^Atllnn fTlll C*^ * ,

se peindre le visage et le corps. Mai 8 P 1 , „jc>ile nom indigène de Bissayes prévalut

toits de Mindanao et de Soulou, qui ca "J t qces côtes plutôt qu’ils n'y résident, je 1 'l'aide d’une foule de petits proito\ipa nl,aS ’ s e P f <

—. ... . —./xllî" .

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çà et là sur toutes les Philippines P° U g S cl a !' rcurer à main armée des vivres et de 8Ces Malais reconnaissent, comme I e8

de la Sonde , des sultans ou des datou 8

culent la richesse sur le nombre des e8C 3 (& l ,

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vendent ceux qu’ils ne peuvent f** " à ’ 1Leurs armes sont la lance, un aa ^ •forme particulière qu’on nommele cris malais. Habitués a vivre deguerre, ces hommes sont la plus coU *

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y vtsi? UVIUIIUWU OCfHl »«.» J- | JJJ

la plus farouche portion des peupla ^ ^

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Les tribus industrieuses , agrico

cailles, quoique armées -- j eS .

leur résistent avec difficulté. Dan 8

de fusils et cle ^