Band 
Tome premier.
Seite
306
JPEG-Download
 

30G

VOYAGE PITTORESQUE

nissenl le thé noir , et vice versa. Parmi les thésverts, il faut citer le thé hyson ou hyswin, uneîles sortes le plus répandues, d’un vert bleuâtre,à longues feuilles, astringent, et d’un par-fum très-fort; le thé perlé, plus roulé que leprécédent, presque globuleux, plus brun, plusagréable à l’odorat, composé de feuilles plusjeunes et plus minces; le thé poudre à canon,choisi parmi les deux espèces précédentes, àforme plus arrondie encore, agréable au goûtet à l’odorat, recherché et coûteux ; enfui le thésehulan, plus suave que le hyson , et rare dansle commerce. Les thés noirs sont le thé souchon,d’un brun noirâtre, moins rare et moins fortque les sortes vertes, formé de feuilles plustendres, moins roulées ; et le thé péko, qu’onnomme en France thé à pointes blanches, pro-venant de jeunes pousses hérissées de duvet,plus suave, plus odorant que le souchon, lemoins fatigant de tous pour les nerfs irritables.Ces divers thés, une fois préparés, sont misdans des caisses de bois léger sous une mincecouche de plomb qui les enveloppe et qui con-serve leur arôme.

La quantité de thé exporté en Europe et enAmérique, tant par la Russie que par Canton ,s’élève à environ 65,000,000 de livres , danslesquelles la Russie figure pour 26,000,000,l’Angleterre et ses colonies pour 28,000,000,les Etats-Unis pour 6,000,000, la Hollandepour 3,000,000, et le reste du continent pour2,000,000. Cette quantité représente à Can-ton une valeur de 3,500,000 livres sterling(77,500,000 fr.). Le reste des exportations secompose de soie brute et travaillée , de cotonet d’étoffes , de sucre , de vermillon, de coche-nille, de camphre, de rhubarbe, de porcelaine,d’écailles de tortue, cle musc, de papier de Chine,de grains de verre, de cassettes et autres objetslaqués, de bambous , de nattes, etc. Le théacheté par les Anglais a une valeur égale àcelle de tous les autres articles qu’ils tirent dela Chine . Autrefois d’une grande importanceproportionnelle, le commerce de la Russie avecles provinces septentrionales de l’empire est au-jourd’hui voué au dépérissement. On prétendbien que le thé venu en Europe par cette voie,après avoir roulé sur des traîneaux, dans toutela largeur de la Sibérie , arrive plus parfait, plusaromatisé que celui dont les chaleurs de la Li-gne ont absorbé le parfum ; mais c’est là unfait dont rien ne prouve la vérité, et qu’on peutnier sans prendre même la peine d’en discuterla cause. Quoi qu’il en soit, si le thé se conservemieux dans son voyage à travers les steppes

d’êti’ e

for 1

de la Haute-Asie, il y gagne en outre « ^

coûteux quand il parvient aux lieux de c0ll ^ aI i-matiou : aussi les Russes ont-ils délaissé les ^ces de ces épouvantables voyages, tentes 1 j Side temps à autre par des caravanes de Cl** 1 ^,En échange du thé, de la porcelaine et d u ^kin , ces marchands nomades rapporte** 1métaux, des fourrures et des arm fe. . jj tLes objets que l’Europe importe en Luseraient pas suffisans pour balancer les >tâtions, si l’opium du Bengale n’était xe a(e >•

lablir l’équilibre. De 1818 à 1834, la p 1sion de cet article a été de cinq mille à 4

rOr>

mille caisses. Aujourd’hui une valeur deopium s’introdude contrebande

80

n*' 1 '

lions de francs en opium s’introduit e “ r Jt'

*

avec une

facilité

naire. Si l’on estime la population t° ia 51l’empire chinois à 140,000,0000 d’l* a ^ i | ) |«i

chiffre le plus raisonnable et le plus p r °

il en résulte l’énorme consommation

d’opium par 66 individus. L'importât* 0 "

poison par navires anglais reproduit

façon exacte le chiffre de leurs exporta 11 ^

thé. Les autres articles d’entrée

fes de laine et de coton , les camelots a* o ^

hollandais , l’acier , le fer ouvré , l eS fI

sionnemens pour la marine. Grâce à

à ces produits moins importans, on to** K

soin comme autrefois de porter à Ca» ^

■ - c y

piastres et des lingots pour acheter l eS ^ sl i

sons de sortie. Heureux pour tous , ce j^i* 5 *

utilise constamment le fret des navire®* ,,t c

livi®* 1 rjt

des deux côtés les prétentions , en » uçfr

multipliant les bénéfices. C’est làque se trouve le progrès, et non dansprétendu de ne plus porter de l’or ou

t

{ - - **'■' I-r v ‘ ~ 0jj h

a un peuple contre scs marchandises-vraiment comment des esprits sérieu*^ , *’ I , (au temps où nous vivons, articuler L j t*enfantillages. Ou rirait de quelqu’ 0 " p)1 t^merait la fortune d’un homme sur l (lassé dans sa poche, et qui le regarde*^ ^dupe de l’échanger contre un meU " jun vêtement, contre une fantaisie o u fll pei |l f)) <Les graves économistes qui se P ie ° 0 „ii‘' 1,l3 .|^mouvement de l’argent sont plus

t t le l ’ < V

core. Depuis le temps qu’ils suive» . elJ j ^ ( ,qu’ils nomment poétiquement le P . a 1 *tal, ils devraient être pourtant raS * Ü ell cO fe $peuple , que nous sachions , nC ^ 3 g( j p 0 ' 11 ^glouti , dévoré, anéanti : il e » a j ce P L 'j|aplaisirs, pour ses passions; qua* 1 ^,-fl» 1 ,!,

avait le nécessaire, il a cherché le 81 ' s pu ( j|j<fait comme les cadets de famille q»* e 1 "ou comme les hommes bien avise®