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Tome premier.
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VOYAGE PITTORESQUE

connaissances littéraires et scientifiques desChinois. Avant que les Européens missent lepied sur leur territoire, ils ignoraient complè-tement les sciences mathématiques et les artsqui en dépendent. Leurs observations astrono-miques étaient sans exactitude et sans précision,et ce fut à l’aide de procédés plus sûrs, et à lasuite d’expériences vérifiées,' que nos mission-naires parvinrent à se fonder dans le pays uneimportance comme astronomes et physiciens.Depuis lors, charges de tous les travaux en cegenre, ils mirent la science chinoise à peu prèsau niveau de celle de l’Europe . Et ce progrèsfut tellement le résultat d’une importation étran-gère, que le bannissement des religieux amenaune décadence complète dans les notions ac-quises. Quand l’ambassade anglaise passa àPéking , la chose en était venue au point quele Chinois, président d'u tribunal des mathéma-tiques , vint supplier- Barrow et le docteurDwinddie de l’aider dans les calculs astronomi-ques de l’almanach national. Jusqu’alors il s’é-tait servi de la Connaissance des temps , qu’onlui envoyait de Paris ; mais la Révolution fran-çaise ayant suspendu toute communication, ilavait fallu y suppléer avec les simples formuleslocales, qui livraient les résultats aux chancesdu hasard. Ce fut donc avec un vif plaisir quele président accepta un recueil d’almanachsnautiques appartenant au docteur Dwinddie, etcalculés pour le méridien de Greenwich jusqu’àl’année 1800.

Les autres sciences ne sont pas plus avancéesen Chine . Quant aux arts , on peut juger memeen Europe de ee qu’ils sont dans cet empire :le bizarre, c’est le beau ; architecture , pein-ture, sculpture, tout est fantasque., mons-trueux. Deux découvertes seules semblent leurappartenir, quoique imparfaites : celle de l’im-pression sur planches gravées, mais non pasmobiles, et celle de la boussole. La polarité del’aimant était en effet connue des Chinois dutemps de Marco-Polo ; ce voyageur l’aurait-ilrévélée à quelque compati'iote, et l’inventeureuropéen ne serait-il qu’un plagiaire P

Quant à la navigation, elle est évidemmentmisérable et arriérée. Les vaisseaux sont desmachines énormes dont quelques-uns portentjusqu’à 1000 tonneaux. Les deux gaillards fortélevés servent à en retarder la marche : incapa-bles de s’élever d’une côte où le vent les affale,leurs jonques font fréquemment naufrage. Cin-quante bâtimens sur cent périssent dans les tra-versées. Les ancres sont en bois. Ne connaissantpas nos instrumens de précision , les pilotes se

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dirigent par les relëvemens de terres, et P aposition des astres, quand la côte est horsvue. De toutes leurs embarcations, les ctl j gSpans sont les plus jolies, les plus gracieuses»^plus propres. On les peint avec un beau ve j f3jaune, et les voiles sont fabriquées avecnattes fort jolies. ^

Les cordes de halage sont en écorcebambou. Les arts mécaniques ont seuls ode*dans l’empire une importance et une perf eCtI

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relatives. Les manufactures d’étoffes , de P'laine , de laque, et les autres industries sC . t ‘ (re ,taires, prouvent dans les natifs la plusnieuse patience.

Nous avons vu ce qu’étaient les mon» 11 ’^;des Chinois. Quant à leur littérature,fort peu appréciable même aujourd’hui c l uCtraductions d’ouvrages chinois circule 11 *^Europe . Ils ont des livres imprimés, à P csurtout, où les bibliothèques impériales e» ^millent, et dans les provinces, soit au s ci* 1 pétablissemens publics , soit chez les lettres-^,,Chine possède entre autres ouvrages ulje ,^jrf 5clopédie en soixante-quatre volumes, re , ^lipar Vang-hong-Chan, écrivain disting^^evivait vers 1600 , à peu près à la même c Pp 3 jj 5où les missionnaires arrivèrent en Chine * ,ce travail, Vang-hong-Chan avait été al - 1

11",

son fils. Au milieu des singularités que ce . e iJ e

renferme, on remarque une citation au s u J

mousquets européens. La classification c a»

tières, fort étrange d’un bout à P aU ^

comme on le pense, peu d’analogie avec p

menclature de d’Alembert et de Dider ot ' ,<f 0 ’

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comment le savant chinois a procédé : Pnomie ; 2o géographie ; 3° portraits des P 1 ^ Jenages marquans et des différentes tri»' 1 e tchaque région-, 4« mystère du grand c ^ t jjjî'du Pa-Koua; 5° architecture ; 6° meubl^.^truinens de guerre, d’agriculture , de j aret de pêche ; 7° anatomie ; 8° costum eSdes échecs et autres jeux; 10° anciens caT ‘ÿ e d eSchinois ; 11<> botanique et histoire riati! / e <ef eldifférentes contrées; 12o manière de »de faire des armes ; 13° art du bûcheron » ^, c f ^de la danse ; 15° divers moyens de c °°? s c0 l '\sanie et de prolonger l’existence; 1° a j ci

bals de coqs et de taureaux ; 17° 111011pièces d’argent gravées. ] c t tf ^'

le grand délassement e .. \e$ ,

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La poésie est 1

et de grands empereurs eux-menics

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preuves en ce genre. Kian-Loung “ “ Jeau nombre des premiers versifie 8 telll "j a jj-cempire. Son morceau le plus P 0 P l J tfl ite 5 6une ode sur le thé qui a été peinte si»