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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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^ Us les invitâmes à partager une petite colla-11 c °mposée de thé et de gâteaux de farine dea ’ blancs et verts ; pâtisserie fort estimée àa et a Myako. Cette dernière ville n’étaitf a cniq lieues de nous, et nous aurions voulun pre la consigne rigoureuse des autorités ja-(1 ais es, pour aller visiter la capitale religieuse, a contrée. Mais la chose était impossible. A^ a ut d’observations personnelles, il fallutborner à recueillir quelques renseigne-

(capitale), nommée également Kio (ré-^e), est située dans un bassin qu’encaisseVfl aiîl Pbithéâtre de collines. Le Kamo-Gava ,ti e Uent du Yodo-Gava, la bai gne dans la par-fj^ Qr i e ntale. Nulle ville du Japon n’est pluss Qti e en monumens que cette résidence deâ e s °uverain spirituel. On y trouve le palais% fi Cet autre empereur, du Daïri, vaste enceinteterminent de toutes parts des murs et desAu centre est une immense tour carrée,^ a yonnent dans toutes les directions treize1 )Q habitées par les grands dignitaires. Le kou-«t ’ ° a seogoun, empereur temporel du Japon ,%al 3ltre tout P ouvo * r exécutif, a

*t, ^ent son palais à Myako, ]>alais construitrre de taille et entouré de deux fossés,Mu Sec ’ ^ autre plein d’eau. Mais le monument leltQ S i^ roc ligisux de Myako, c’est le temple de Fo-<1(1 ^ c ^èbre dans l’Asie par son image colossaleQl bouts , ou grand Bouddha, surnommé-* 6 res pl en( bssanl). Cette statue repré-Hif ai bouts accroupi, à la manière indienne,^ r % tle ^ eur de lotus. Elle était autrefois enlee^doré ; mais le tremblement de terre de

Na.

a yant tout-à-fait dégradée, on la rem-

Vt'’ eu 1667 , par une statue eu bois, recou-Icissg *^ e P a P Ie r doré. La hauteur totale du co-as t de quatre-vingts pieds, dont soixante-la st atue et dix pour la fleur de lotus.e $t Q ' ir 'f Ur du temple, pavé en marbre blanc,de quatre-vingt-seize colonnes en boisNc e rP " ^ on l°t n du temple et dans une atte-N e !! isi “ e ’ se trouve suspendue la plusV Se e c l°che qui existe dans le monde ; elle aS'es^ 1 Pteds de hauteur, et pèse 1,700,0004 Peu* a ^? ria t ses > ce flui équivaut à 2,000,000t>rès de livres hollandaises. Après ce0 tein ple, le plus beau est celui de Kwan-'K ^ y trouve aussi une statue gigantesque%e s rent e-six mains, puis autour d’elle sixCol °sses de héros, et des myriades deSo Sub; dternes dont la taille se gradue dete > que les tètes forment un plan incliné.

On peut ainsi les embrasser et les voir toutesd’un seul coup-d’œil. Si l’on en croit les Japo-nais , leur nombre s’élève à 333,333 !

Myako n’est pas seulement la cité religieusedu Japon ; elle est encore l’une des villes lesplus riches et les plus industrieuses de l’empire.C’est tout à la fois une Rome et une Gênes , uneBénarès et une Calcutta . On y affine le plus beaucuivre connu ; on y fabrique la meilleure por-celaine de l’empire ; on y tisse la soie, on y la-mine l’or et l’argent; on y trempe l’acier. Toutela monnaie qui a cours dans les îles sort desbalanciers de Myako. La plupart des livres élé-mentaires s’y fabriquent, et la cour du Daïriest une académie où se perpétuent les traditionsde la littérature, des sciences et des beaux-arts.On y rédige les annales de l’empire et un alma-nach officiel qui, composé par les principaux sa-vans de Myako, ne s’imprime toutefois que dansla province d’izé , pays saint du Japon , terre depèlerinage, où sont ses principaux temples.Myako renferme, dit-on, 500 temples et 600,000habitans.

Le jour suivant, nous quittâmes Osakka, etremontâmes à bord de notre vaisseau japonais.La traversée jusqu’à Yedo fut triste, mais plusrapide que je n’espérais. Pour tromper les en-nuis du bord, nous avions M. Blockvius, hommeaussi original que savant, d’une ignorance naïvepour tout ce qui ne louchait pas à ses étudesfavorites. C’était un naturaliste comme on envoit trop encore, s’attachant aux détails, tenantbien compte des formes, discernant les carac-tères, reconnaissant les moindres différences;homme de classification et de nomenclature,nourri de la doctrine linnéenne, la suivantdans tout ce qu’elle a d’enseignémens posi-tifs et matériels. Personne n’eût fait un herbiermieux que lui, personne n’eût plus vite et mieuxarticulé le nom d’une plante. Mais en dehors decelte terminologie, de cette faculté de discer-nement visuel, il ne fallait rien lui demander.11 analysait tout sans chercher à se faire unesynthèse; descendant dans les derniers faits dela science naturelle, il ne s’élevait pas jusqu’auxplus hauts. La perception philosophique , lesentiment moral, l’instinct de comparaison etde critique, l’esprit lumineux qui groupe , toutcela lui manquait, tout cela dépassait sa portée.Il n’en faisait que mieux sa petite besogne detritureur, il ne s’en acharnait que davantage àcette cueillette de matériaux que d’autres de-vaient raisonner et coordonner ensuite. Il avaitses qualités, et partant les défauts de ses qualités.