AUTOUR DU MONDE.
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j^ e consolider ses rdatiQns européennes. En'
> il envoya au roi Georges, par la frégateglaise la Cornwallis , un magnifique manteaue guerre et divers autres présens. En retour de[, ette galanterie, et pour payer Tamea-Mea de
a pkson un fort joli scliooner, qui, annoncé au^°* e n 1816, n’arriva dans l’archipel qu’en 1822,0 tl g-temps après la mort de Tamea-Mea.
I ^Usqu’alots la Russie n’avait pas paru devantgroupe d’une manière officielle. Quelques of-, C . lers du .navire colonial Petropaulowski s’é-j? Ie nt bien ralliés en 1804 à un complot d’unUs se nommé Scheffer, qui voulait opérer uneev °lutionà Tauai en faveur du patronage mos-C ° v ite ; mais Saint-Pétersbourg avait désavoué| l ^laissé ces aventuriers. Ce fut en 1816 seu-6r,le nt que le pavillon russe se déploya sur cesj^ges avec quelque influence et quelque au-j. r ' t é. Le capitaine Kolzebue, commandant lef|c k te Rurick dans un voyage de découvertes,'°r»illa le 24 novembre sur la rade de Kaï-
,.° ü a devant le village de Ke-ara-kekoua, où ré-• Ua it alors le souverain de l’archipel. CetC en Ôard nouveau, ce brick armé en guerre,d’abord pour Tamea-Mea un sujet de. "Pçon et de défiance ; il ernt à des intentions| Aillantes, et se tint sur la défensive ; maisVfiue Kotzebue eut expliqué sa mission de sa-et de géographe , le roi changea de façonsj égard. 11 l’accueillit avec la bienveillance.Plus marquée, et se posant des la première|j tre vu e comme l’aurait fait un monarque civi-« Je sais, lui dit-il, que vous commandez^ Asseau de guerre, et que vous poursuiveztQ ^ 0 yage semblable à ceux de Cook et de Van-j 6 Ver -Vous ne faites donc point de commerce :
Vn ferai point avec vous. Vous recevrezH) V tout ce qu’il vous faudra dans ce quekw Vs produisent. C’est une affaire arrangée:
° ns d’autres choses maintenant. Dites-moi,% V ° Us P r ie, si c’est du consentement de votreV^ reUr c l ue ses su j ets viennent troubler ma® Sse ? Depuis que Tamea-Mea est roi de(J’jj es > aucun, que je sache, n’a eu à souffrirs «rv- e Seule injustice. L’archipel d’Hawaii aV/'^ as il e ® toutes les nations; il a fourni^ 5 : ete ment des vivres à tous ceux qui enSîU' Cru besoin. Cependant j’ai vu arriver na-ç sh ’ ^"établissement américain de Sitka,«t ^mes qui S e disaient Russes comme vous,hjjj. ’ re Çus poliment et comblés de vivres , se1^ c ° n duits d’une manière hostile à Oahou.s ont menacés de vos vaisseaux de guerre,
qui devaient venir de loin pour conquérir nosfies. Dieu merci, cela n’arrivera point tant quevivra Tamea-Mea. Dans le nombre de ces hom-mes était un nommé Scheffer, un médecin russequi se disait envoyé par l’empereur Alexandrepour botaniser dans l’archipel. J’avais entendudire beaucoup de bien de l’empereur Alexandre ,et je lui ai permis de botaniser ; je lui ai fournitoute sorte de secours. Je lui ai donné unepièce de terre avec des paysans pour qu’il nemanquât de rien , et que le séjour de nos îles luifût agréable et salutaire. Qu’est-il résulté de toutcela? Il a été ingrat envers moi, même à Ha-waii , où je l’avais comblé de bienfaits; puis il aquitté cette île pour courir le groupe, et s’estjeté sur Oahou , où il est devenu mon ennemiacharné. Il y a détruit le moraï : passant ensuitesur Tauai, il est parvenu à soulever contremoi le roi Taumou-Arii, jusqu’alors mon vassalet mon subordonné. Ce Scheffer y est mêmeencore et menace mes îles. »
A ce discours Kotzebue répondit en blâmantet désavouant son compatriote, et peu de motsd’explication suffirent au roi. Il présenta le na-vigateur russe à la reine Kaahou-Manou et àl’héritier présomptif Rio-Rio , jeune homme devingt-deux ans que Tamea-Mea venait d’asso-cier à sa couronne, en lui donnant le privi-lège du tabou. Rio-Rio semblait aussi lourd ,aussi épais, aussi nul, que son père était intelli-gent et judicieux. Corpulent, disgracié au phy-sique et au moral, il assistait aux audiences sanss’y mêler, ronflant quelquefois dans un coin,par terre, sur une natte, comme aurait faitune bête.
Tamea-Mea donna un repas à ses hôtes. Il ybut, mais il ne mangea pas. Au sortir de table,il les conduisit vers son moraï de famille, celuiqu’il visitait le plus souvent, et où il faisait desadorations fréquentes. Ce moraï ressemblaitbeaucoup à celui d’Honaunau décrit plus haut.C’étaient les mêmes effigies monstrueuses, lesmêmes idoles, les mêmes symboles, les mêmescompartimens intérieurs, les mêmes sépultures(Pl. LYII—1), A peine entré dans son temple,Tamea-Mea courut à l’une des idoles, l’embrassa,et se tournant vers Kotzebue : « Voilà nos dieux,dit-il; nos dieux que j’adore. Si je fais en celabien ou mal, c’est ce que je ne sais pas; mais jesuis une croyance qui ne peut pas etre mauvaise,puisqu’elle ne m’ordonne jamais des actes mé-dians. » Ces mots dits, il entra dans la chapelledu moraï, y accomplit certaines ceremonies, etse mit ensuite à manger devant ses hôtes, excu-sant ainsi cette façon de procéder : « J’ai vu