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Tome premier.
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AUTOUR DU MONDE.

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en

lta de de s’épiler soit avec une pince en os, soit

usant du suc de certaines plantes. L’hommeArrive rarement à un grand âge ; soixante anse . s * celui de la décrépitude. Les filles, nubiles àx et douze ans , accouchent presque sans se-j°U r s, et vaquent à leurs occupations habituel-dès qu’elles sont délivrées.

maladies les plus communes dans l’archi-^ sont la gale, les affections vénériennes etc, tarrhales, la lèpre éléphantiasis, les ulcères61 la dyssenterie. La petite-vérole y a, dit-on,

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lr cé ses ravages autrefois , et le seul remède

pratiquaient les naturels , était d’étoufferant qui en était atteint. « On y enchaîne lesUiaques , dit M. Gaitnard, et quelquefois onlaisse mourir de faim. » King observa, au

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,;> s de la découverte, que ces fous étaientA'tés avec égards, et qu’on les regardait comme, s Pirés, circonstance qui rappelle les santons8 l’Orient.

^ D’Hawaiien est naturellement doux, bien-0 ^"ant et hospitalier. Dans quelques occasionsL ! a jalousie, la haine, la vengeance, l’ambition

*0o-,

Aspiraient, les naturels ont pu seulement dé-, Ser à leur bonté native. Moins légers, moinsJ rs atil es que les Taïtiens, ils sont moins sérieux^ Plus communicatifs que les habitans de Tonga.|| Vai U de s’assouplir aux mœurs européennes ,^ vivaient entre eux en bonne intelligence.^ hommes faisaient peu d’attention aux fem-f tnais ils les traitaient avec douceur. L’af-ij. *°n pour les enfans ne les empêchait pas de^ ru ire ceux qu’ils ne voulaient pas élever, etWif l^lquefois un mois après leur naissance :

j 5 Ard même , quand l’enfant leur désobéissait<) e e . 8 Irritait, le père et la mère avaient le droitf Pç Vle et de mort sur la famille, et ils en usaient^Animent.

il j. a Nombre des usages bizarres de la contrée,« 5 t : c iter la manière dont on fait la conver-ti u, couché à plat ventre sur des nattes. Aul,r d’un parent et d’un ami, la coutume^ u ’on crie et qu’on gémisse d’abord, puisi° n Se cons °l e et ri ue l’ on s’embrasse.ï'eçQ. es circonstances solennelles, et lorsqu’onhôte de distinction, on célèbre sonP ar des chansons improvisées. Voici un^llj s 1 °n de cette poésie, que le missionnaire

a traduit;

de Mawe, fils de Para,

°iïHnent vous célébrerons-nous?

Mawe, femme célèbre dans l’Horoua ?_ tituine habile dans Vagriculturelhissons le pécheur^ femme qui cultive la terre,

Heureuse Ta terre que vous posséderez !

Si le mari est pêcheur,

Et si la femme cultive le sol,

Les vivres sont assurés pour les vieux et les jeunesComme pour la troupe chérie des guerriers.

On songe à la vie de l’ami.

On cultive pour Ÿoni-te-lam'.

Les bois intérieurs deTapa-pala ont été brûlés;

Le précipice a été long-temps embrasé;

La terre de Toua-Eliou était solitaire.

L’oiseau se perchait sur les rocs d’Ohara-Hara.Durant huit nuits, durant huit jours,

Ceux qui cultivent furent hors d’haleine,

Fatigués de planter des herbes,

Succombant sous le soleil ;

Autour d’eux ils regardaient avec inquiétude.

Par le vent, par la tempête, chargée de pluie,

La poussière a été poussée vers Iloina.

Les prunelles étaient rougies par cette poussière.

O Tauai ! ô Tauai ! chérie sois-tu !

Terre au milieu de la mer,

Qui reposes paisiblement au sein des ondes,

Et tournes ton visage aux vents agréables.

Le vent avait rougi la prunelle

Des hommes à la peau parsemée de tatouage.

Le sable de Taon est à Poha-Touoa ;

La lave à Ohia-ota-lani.

Par mer était la route pour arriverA la plage sablonneuse de Taïmou ;

À l’intérieur, par la crête des montagnes,

Le sentier était caché. '

Kirau-Ea était caché par la tempête.

Pele réside à Kirau-Ea

Dans le gouffre, et toujours se nourrit de flammes.

A l’époque de la découverte, le gouverne-ment des îles Hawaii était une monarchie absolueet héréditaire. La puissance du souverain étaittempérée seulement par un conseil de chefs,dont l’avis devenait quelquefois obligatoire et im-pératif. La couronne n’était pas le privilège deshommes : ou citait des femmes qui avaient gou-verné.

Toutes les hautes dignités civiles, militaireset sacerdotales, étaient héréditaires , quoiquesoumises pourtant au contrôle suprême du roi.Le roi pouvait dégrader un noble, et anoblirun sujet obscur ; punissant ainsi l’un pour uncrime, et récompensant l’autre pour une actiond’éclat. Les propriétés suivaient une loi pa-reille : à la mort de l’usufruitier, elles fai-saient retour au roi, qui en disposait ainsiqu’il l’entendait. Le plus souvent on les laissaitdans la famille, et Tamea-Mea ne dérogea pres-que jamais à cette coutume d’hérédité, aujour-d’hui puissante et respectée comme une loi.

Le missionnaire Ellis divise la population ha-waiienne en quatre classes : 1° le roi et les mem-bres de la famille royale, auxquels il faut joindrele premier ministre ou régent ; 2° les gouver-neurs des diverses îles et des six grands districts