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AUTOUR DU MONDE.
>> es . Je ne savais comment expliquer ce combat, Ce contraste, quand Mor: ison nous en donna5 clef.
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eux ou trois ans avant notre passage, un1,- e américain s’était approché de la baie
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, comme s’il avait eu le désir de commu-'.'^Uer avec les naturels. Prompts à prévenir les^’ a ugers, sept d’entre eux s’étaient jetés danspirogue et avaient rejoint au large ce navirepaune. C’était ce que voulait le croiseur. Lesf* 1 hommes furent amarinés et bissés sur le^ 0r,t . On en relâcha d’abord deux qui s’enfui-iet| t avec la pirogue, puis deux autres qui furent^ r ®cipités dans la mer et se sauvèrent à grand’-j^'Ue en nageant jusqu’à la eole. Trois furent, e fiuilivement gardés à bord. Dans le nombreun jeune homme de vingt ans, fils unique^ e Hotre hôte, source de regrets pour toute cette‘^tlle qui nous entourait, pour sa mère, pour^ sœur et pour sa femme. Dans un jour de mal
à la suite d’un vol indigne, le pauvre jeune° ll Une avait été ravi aux siens. Il se promenait
.j 01 '» sur les mers comme matelot américain , luisous le toit d’un chef de Nouka-Iliva, des-** à rendre heureux tout ce monde qui le pleu-fa *t. A l’aspect d’une douleur si légitime et si. aifi , nous fûmes vivement émus ; nous cher-Utiles à consoler cette famille par l’espoir queCe fils lui reviendrait; nous lui promîmes de>l0 us employer pour lui frayer de nouveau lec ^etnin de la patrie, si jamais nous le rencon-tf *°ns sur les mers.
. rapt de baleinier n’est pas du reste un faitet sans analogue. Aujourd'hui encore,^ üa nd un capitaine a perdu par la désertion ou
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Maladie des matelots indispensables à la^ceuvre de son navire, il lui arrive d’ae-^° s ter une terre et de voler des sauvages qu’ilJ' e sse, comme il peut, au dur service du bord,le malheureux n’y soit point apte, qu’ilPuisse pas se faire à celte vie de fatigue et det^l Va, -* or i ; qu’il soit condamné à mourir de nos-5 S'e ou d’épuisement, un mois, deux mois}) | 1|es le rapt, peu importe aux aventuriers. S’ilj^ e Urt, on | e remplace par un autre ; on aura un^Veau-Zélandais au lieu d’un Nouka-Hivien,^ 1,11 Carolin, ou un Papou, ou un insulaire
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^ a ïti ou de Tonga. Par représailles, quel-°* s les sauvages volent et enlèvent des ma-
le ° ls eur opéens , et ainsi s’éternisent la vio-]Hj c . e et le vol, la haine et les rancunes que^fi'ent des outrages antérieurs.
°utes ces courses en divers sens avaient fini
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s 0\i niettre sur un pied respectable nos res-rcea alimentaires. Aussi Pendleton résolut-
il de mettre à la voile le lendemain 24 mars.Il était d’autant plus pressé de le faire, qu’ildésirait jeter un pied d’ancre eu passant à Tao-WatJ, pour un petit travail hydrographique.Tao-Wati était une de ces îles si long-tempsnommées îles Marquises; groupe que Mindanadécouvrît le premier, que revit Cook, et quedécrivirent Wilson et Fanning.
Le lendemain donc, serrant le vent autantque possible, l’Oceanic passa rapidement entreRoua-Houga et Roua-Poua, grâce à une brisemaniable d’E. N. E. Le 25 mars, il longeait àune lieue de distance la côte riante de Ohiva-Hoa, et, quelques heures après, nous donnionsdans la petite anse que Mindana nomma Madiede Dios , et Çook Résolution. C’est une simplepetite crique sur la côte occidentale de l’île,abritée contre les vents de l’E., mais ouverte àla houle et aux brises de l’O. La saison danslaquelle nous nous trouvions est celle où par-fois l’ouragan souffle du N. O. avec la plussoudaine violence. Aussi quelques heures derelâche devaient nous suffire, et encore man-quèrent-elles de nous devenir fatales.
La baleinière pourtant se détacha du bord etglissa vers la terre. Comme on le pense, j’étaisun des passagers; on ne faisait jamais rien sansmoi. L’embarcation était armée, et Philips lacommandait lui-même. Il avait ordre de ne com-muniquer qu’avec précaution , et de se défierdes naturels qui souvent s’étaient montrés hos-tiles vis-à-vis des Européens. Par-dessus toutPendleton lui avait recommandé d’en finir leste-ment, et d’être de retour à bord avant deuxheures. On eût dit que l’habile marin pressentaitquelque chose. Ce n’était pas que les grainsindécis qui tombaient de temps à autre eussentun caractère bien dangereux, mais l’aspect duciel, des eaux et de la terre, semblait lui révé-ler quelque sinistre. La rade d’ailleurs, animéed’habitude, était vide de pirogues.
Nous cheminions insoucieux et sans par-tager cette préoccupation : la baleinière ve-nait d’accoster le rivage dans une petite ansebordée de rochers. La foule des naturels s’étaittoute groupée sur ce débarcadère. Elle nous en-toura dès que nous fûmes sur la plage. Il n yavait pas à s’y méprendre. C’était le même typeque les Nouka-Hiviens, les mêmes coutumes,les mêmes mœurs, le même idiome. Leurs ma-nières vis-à-vis de nous semblaient bienveil-lantes et affables. Je vis quelques cases sur lalisière de la grève, toutes semblables à cellesque je venais de quitter. Cependant, malgré cesanalogies et ce voisinage, l’antipathie la plus