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plus faîne , moins fertile, 8c par con-séquent moins peuplée. Quoique laReligion Chrétienne soit proscritedans ce Royaume, il y a cependantun assez grand nombre de Chrétiens£c de Missionnaires. Les Tunquinoisfont assez bien proportionnés dansleur taille ; ils font d’un bon tempé-rament , ont Tesprit bon 8c la mé-moire heureuse. 11s aiment le métierde la guerre ; ils font fort affablesenvers !es étrangers, &fort amateursde curiosités. Ils ne boivent & nemangent jamais qu’ils ne le fassentavec excès, regardant l’ivrognerie 8cTintempérance comme des galante-ries. 11s font idolâtres & fort supers-titieux. Rien n'est-plus singulier queleur maniéré ^enterrer les morts.Les dépenses des funérailles fontétonnantes. En général, on ne fermele cercueil q.ue sept jours après le tré-pas du défi(nt ; on veut voir , pen-dant tout ce temps, si l'ame ne re-viendra pas dans son anc. demeure*Après Tenterrement, on fait des fes-tins & dés fêtes extraordinaires , plusou moins grandes , selon les riches-ses des parens du défunt. Les obsè-ques des Rois fe font avec toute lamagnificence imaginable. Le principede toutes ces dépenses est la piétéfiliale , qui est un des principaux pré-ceptes de la morale de Confucius ,qu’ils suivent comme à la Chine ,dont le Tunquin a fait partie. Encoreaujourd’hui, chaque année le Roi deTunquin envoie à celui de la Chinequelques livres d’or , 8c reçoit sonsceau à foo avènement a u trône, ensigne d’approbation , ce qui ne nuitnullement à la souveraineté du Roid.e Tunquin. La plus solemnelle desfêtes des Tunquinois est la nouvelleannée ; après minuit, tout le mondeest obligé d’ouvrir fa porte , par res-pect pour les morts , qu’ils croientvenir leur rendre visite au renou-vellement de Tannée. Tous les cri-mes , excepté le vol, font punis dudernier supplice dans le Tunquin :quand on mene quelque coupable aulieu ou i( doit être mis à mort . iltrouve !à un grand repas préparé ; fiefans s épouvanter du supplice qui
Fattend , i! mange avec app&rt ^ .mets qui lui font servis ; après qu^on le fait mourir. Le genre de mô-le moins diffamant est d'être pendu»Checo est la capit. du Tunquin.
P . Marigny , Relat. du Royaufnc 6Tunquin. . ~
Tvrbilly, en Anjou, à z h-de la Fléché.
Turcrhein, Turichenum , p ctltville de Fr. dans la h. Alsace , à unli. S. O. de Colmar, rem. par la vij'toire que M. deTurenne yrempot^sur les Impér. en 1675.
Turckheim , dans leb. Palatin*au C. deLinange, á 5 lieues S.
Worms.
Turcoin, très gros bourg dedans la Flandre, audioc. de Tourna 1 'à 3 lí. N. E. de Lille , fameuse par f e ?manufactures de fil de laine raz, ^peut remplacer le fil de poil de ch®*vres , & qui sertà la camelotine.
Turcomanns, (les) ouTuR*'mann s, peuple d’Asie , divisé en dei 1branches, dont Tune habite dans 1partieoûcid.de T Arménie , 8cTautfversle rivage de la mer Caspienne» apays d’Astarabath Sc de Charassm. 1font tous Mahométans , gr. brigaO^
Lc bons cavaliers.Les premiers pay eI \tribut au Gr. Seigneur, 8c les autre* ' ,
aux Tartares. , ,
Turenne , Torenna , anc. ville ^
Fr. dans leb.Limofin, dans la Sén cchaussée de Brive , a*ec un Chapi^'titre de Vie. 8c un chat. Elle along-tems possédée par la Maison ^Bouillon, qui Ta vendue au Roi ^1738 , pour la réunir à la CouronsElle est fur les front. duQuerci, *li. S. O. de Tulle, 4 N. E. de Sari*
120 S. O. de Paris. Long. 19 1 5
Turcau , Turgou. V - Tho us
ê aw - sn- ;
Turin, Augufla Taurinorum> ^ jcienne , bien peuplée , forte » j
belle 8c très-florissante ville d R a ^ |
capit. du Piémont, 8c la résidence^Souverains , avec un Archevec-^ jUnivers. 8c une bonne cit. Elle mj c s Iporte fur presque toutes , fgí :d’ít.paria beauté de ses rues & «' . e9 \
édifices, Sc par les commodités