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I. Rapports.
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Ces principes posés, commençons par nous rendre compte du but que lItalie se pro-pose datteindre par un chemin de fer des Alpes helvétiques.

Ce but est double : cest de développer son commerce de transit et son commerceinternational.

LItalie voudrait donc, en premier lieu, étendre le plus possible dans le centre de lEu­ rope la zone de clientèle de sa marine marchande, possédant à Gênes le port qui savancele plus dans le continent, et elle voudrait attirer par louverture dun nouveau chemin defer à travers la Suisse une partie du commerce de transit qui afflue maintenant ou quiaffluera certainement dans la suite, si les choses restent au point elles en sont, vers lesmarines marchandes de la France et de lAutriche , favorisées lune et lautre par dadmi-rables communications avec le centre de lEurope , déjà établies ou prêtes à lêtre. Fautedune voie de fer à travers les Alpes helvétiques, la force des choses ferait affluer toute laclientèle commerciale des pays transalpins dans deux directions, lune vers le golfe deLyon , lautre vers le fond de lAdriatique , et cela malgré que le golfe de Gênes soit à plusgrande proximité de beaucoup de ces pays.

Quel est donc pour lItalie Y objectif dun chemin de fer italo-helvétique eu égard aucommerce de transit? Cest incontestablement celui qui correspond à la direction êqui-coûteuse intermédiaire entre les chemins de fer qui desservent les ports du fond de lAdria­ tique et ceux qui aboutissent au golfe de Lyon . Cest bien, cest le long de cettedirection que nous nous trouverons dans les meilleures conditions pour combattre laconcurrence de nos rivaux.

Mais lItalie se propose, en même temps, daugmenter par un chemin de fer des Alpes suisses son propre commerce international, cest-à-dire les échanges entre ses principauxmarchés intérieurs et les principaux marchés au-delà des Alpes . Chacun voit que, si lonne devait ouvrir à travers les Alpes que les deux passages en construction, à savoir leMont-Cenis et le Brenner, une grande quantité de ces échanges, condamnés à parcourirde longs détours, seffectueraient à des conditions très peu favorables. Si, pour obvier àcet inconvénient, lon voulait ouvrir un troisième passage des Alpes , intermédiaire entreles deux qui viennent dêtre nommés, quel est Yobjectif que lon devra chercher à atteindrepar son entremise dans lintérêt du commerce international de lItalie ? Evidemment cetobjectif devra être cherché le long de la direction qui se trouvera être, pour la plupart desmarchés italiens, équicoûteuse entre le chemin de fer du Mont-Cenis et celui du Brenner.Cest par, cest en suivant cette direction que lintérêt du commerce international delItalie demande que lon fasse passer le nouveau chemin de fer des Alpes .

Or, M. le chevalier Rombaux, au moyen dune analyse irréprochablement exacte, aprécisément déterminé, avec une admirable patience, les objectifs de lune et de lautre deces branches de commerce. Il a tracé, en même temps, pour chacun des trois passages italo-helvétiques projetés, non seulement les limites de la zône daction du commerce de transitordinaire qui irait aboutir à Gênes , mais encore celle du transit a grande vitesse pour1 Orient, qui, dans un prochain avenir, est destiné à aboutir à Brindes ; il a pu enfin mar-

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