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ou trois magistrats se tiennent aussi tous les deux jours de marche. La boucherie, drigeeen 1815, a l’ouest du grand marche est un bitiment rdgulier, bien fourni de viandes. Ledispensaire pour le secours des pauvres indigens, occupe une partie de la maison de ville ;il fut fonde en 1809. Les lundis il s’y tient un marche hebdomadaire, ou abondent lesriches produits de l’agriculture des districts voisins ; et tous les lundis alternes, il s’y faitune vente considerable de betes a cornes et a laine la plus abondante de tout le nord del’Angleterre. 11 y a neuf foires annuelles a Darlington. Un grand nombre d’habitanssont occupds a la manufacture des toiles et ala filature des laines. On trouve, dans levoisinage immediat de la ville, une quantite de moulins-a-eau, employes a moudre le bled,a fouler et a filer la toile et la laine, et 1’un d’eux sert a dmoudre les verres d’optique.
Un chemin de fer passe de Stockton, par Darlington , a Witton Park, trois milles al’est de Bishop Auckland .
A environ trois milles de Darlington , a Oxenhall, se trouvent des cavernes souterrainesqu’on a denommees Hell-kettles (chandieres infernales); et a l’origine desquelles se rat-tachent plusieurs conjectures fabuleuses. Les trois plus grandes ont environ trente-huitmetres de diametre, et varient de dix-sept a trente-sept pieds en profondeur. Les chroniquesdu prieure de Tinmouth, et de Brompton, nous apprennent qu’en “l’annee 1179, le jour deNoel, a Oxenhall, dans les environs de Darlington , diocese de Durham , le sol s’eleva enforme de tour a une hauteur considerable, et resta dans cet etat fixe et immobile jusqu’ausoir; alors il s’enfonja avec un fracas si horrible que tout le voisinage en fut epouvante .cette eruption disparut meme sous terre, et y laissa une enorme cavite.” On a faitdiverses conjectures sur l’origine rdelle de ces cavernes, mais rien n’est encore decidea cet egard. Les proprietes qu’on attribue a leurs eaux ressemblent d celles que contractel’eau stagnante dans des fosses d’ou l’on a tire de la marne ; elles ont un go fit acride et fonttourner le laitage.
Hurworth, charmant village a trois milles au sud de Darlington , a donne le jour aucdlebre mathematicien, William Emerson , nd en mai ou en juin 1701. Dans son basAge, il rejut de son pere les eldmens de son education ; neanmoins, son amour pour l’etuden’dtait nullement remarquable; il avoue lui-meme que son ardeur pour les amusemenspudriles ne se ralentit que lorsqu’il eut presque atteint l’4ge de vingt ans. Depuis, ilpoursuivit sous d’habiles maitres, a York et a Newcastle, ses etudes avec tant de succesqu’il prit bientfit place entre les plus grands mathdmaticiens de la Grande Bretagne.Emerson doit peut-dtre une grande partie de sa celebrite au chagrin que lui causa le traite-ment dddaigneux qu’il eprouva de la part du docteur Johnson, recteur de Henworth, dontil avait epouse la niece. Un jour, il dit au docteur, a propos d’une querelle, qu’il sevengerait, en se montrant son supdrieur. Mr. Emerson possddait ce qui est inseparabled’un grand genie, une certaine singularite dans sa mise et dans ses manieres. Sonoriginalitd sous ce rapport dtait si frappante, que, jointe a sa reputation d’eruditionprofonde, et de connaissances surnaturelles, elle le faisait passer chez le vulgaire pour unsorcier ou magicien. Lorsqu’il fit sa derniere excursion a Darlington, avec sa besace, il