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[Tome premier - tome second.]
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Chap. VI. DE LIT A LIE.

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•Gouverne-

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dant fort peuplé , tellement qu’elle peutmettre jufqu’à 20. mille hommes furpié.

L’autorité Souveraine est entre les mainsd’ungrand Conseil de240.Nobles, qui ontà leur tête un Chef, nommé Gonfalonnier ,.dont la charge ne dure que deux mois:tant ces gens là font jaloux de leur auto-rité , & de leur liberté. Ce Conseil aenviron tfo mille écus de revenu an-. nuel.

«toonoie. Dans cette République ont cours lesmonnoies du païs, savoir;

DesDucatonsà 8. lires & 2. Bolognezi.(La lire fait ici 10. Bolognezi, ou suivant lamonnoie de Hollande environ autant qu’unSchelling. UneBolognezeó. Quadrini, ouenviron autant comme auprès deHollan-dois S- duites.) UnDncaton fait donc en-viron d’autant que2. (livres) florins , xo.fols auprès de Hollandois.

II S. Martino fait & égale la troisièmepartie d’un Ducaton, ou 25. Bolognezi,.autant environ , que 16. fols de Hollande.

S. Martino d’un autre coup fait 15-, Bo-lognezí, ou environ un peu plus quep. folsselon la monnoie de Hollande.

II Barbone monte à 6. Bolognezi, fai-sant à peu près selon la compte Hollan-doifeZ.solsctun demi , ou un peu surplus.

11 Grosso à z-Bolognezi, ou auprès deHollandois 14 -duites.

11 Grossetto fait 2. Bolognezi, ou auprèsde Hollandois 10. duites.

Quadrino est selon le prix Hollandoisun peu moins qu’un duit.

Les monnoies d’autres païs ont ici auflìleur cours, principalement celle de Flo-

rence.

LUQUES la Capitale, & larefidencede la Seigneurie, est une grande & belleville fur la rivière de Sercho ; à 2. lieues dela mer, peupléed’environ 30000. habitansqui font tous fort laborieux , & travaillentbeaucoup en étoffes de foie ; Ils passentpour avoir la meilleure manufacture deVItalie; voilà pourquoi \e%ltaliens lui don-nent Véphbeteà'indu/lrieuse On n’y souffreaucun mendiant, il faut que tout travaille.On y voit quantité de belles maisons, ctle Palais de la Seigneurie est très-magnifi.que. Cette ville est très-bíen fortifiée; en-tourée d’onze grands bastions tous revêtus

de brique , parfaitement bienfait, avec deprofondsfossez. L’Arsenal eslpourvûd’ar-mes pour en fournir à 20. mille hommes,dans le besoin Us ont toujours de bonsMagazins, remplis de munitions débou-ché, pour sept ans, afin de n’être pas en.danger d’être vaincus par famine. Du re-ste Luques est une ville Episcopale.

BORGO A' MOZZANO est une pe-tite ville fort peuplée, où il y a de bonnesmanufactures.

CASTIGLIONE , VIAREGGIO &COREGLIA font les autres dépendancesde cet Etat.

Section X.

Les petites Principautez de la partieSuperìeure de l'Italie.

avons remarqué ci-destus qu’il y aà-ì dans cette partie de Yltalie grand nom-bre de petites Principautez. 11 est bon deles remarquer en peu de mots, pour en-tendre Prìistoire ctles Nouvelles d 'Italie.

II y en a deux le long de la mer, Monaco& Massa.

1. La Principauté de Monaco est situéeentre le Comté de Nice & les terres de Ge-nés. Le Roi de France en est aujourd’huile Maître, l’aiant eu eu échange , de sonPrince Antoine Grimaldi , mort l’an X701.contre un équivalent, qui lui fut donné enFrance.

MONACO, (enFrançois Mourgues^ &Monao»en Latin Herculeus portus Mon ceci ) est uneCapà-bonne ville maritime, grande, marchan-de, & forte, avec un port qui est petir,mais fort bon. La ville est fortifiée régu-lièrement ct défendue par un bon Chateaii,situé fur une montagne, & extremementfort.

n. Massa est un petit Duché entre lesRépubFques de Genes,&de Luques. I, ap-partient à un Princede la Maison des Ciho ,nommé Charles II. .

MASSA est une belle ville Episcopale,Mas»

& fort agréable- Eíleefi détenduepar uneforteresse considérable, bâtie fur une hau-teur. .

L’an 1717- les su J ets de ce Duc fe sont re-bellez tout ouvertement contre lui, àcauíèdes Impôts excessifs qu’íl mettoit fur eux,ct ont porté la hardiesse jufqu’à afficher des

B b a pla-