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[Tome troisième - tome quatrième.]
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sipá GEOGRAPHIE MODERNE. Part. II. DE L’ASIE.

On a donne d’abord le nom de As»/#-qttes z ces cinq petites Iles, sernate,Tidor,Motir ^ Machian , & Bacbiaw , qui font àl’Occident de celle de Gilolo. Cesont cescinq qu’on appelle les Vraies Moluques.Dans la fuite í’ufage a étendu ce nom àtout cet amas a’íles, qu’on voit entrel’I-le d ejava & la Nouvelle Guinée , ou laTer-re des Papous.

“ 2 ’ Ces Iles ne font pas d’une égale fertili-té ; mais l’air y est généralement fortchaud, & peu sain pour les Européens. Laplupart ne portent d’autre aliment que du

ris; mais elles ne laissent pas d’être des nai-nes d’or pour les Hollandais, par les épice-ries dont elles abondent.

Des Hollandais font Maitres de presquetoutes ces Iles ; , 1 s possedent les unes enpleine propriété, & tiennent les Rois desautres dans leur dépendance ; tellementqu’ils font absolument les maîtres du com-merce de ces Iles, & qu’iìs vendent mê-me aux babitans les épiceries, qu’ellesproduisent.

1. Les Iles, qu’ils possedent en pleinepropriété, font Ternate , Ttdor, .Bachian ,Amboina , & les Iles de Banda.

2. Celles,qui ont leursRois particuliers,mais fous la dépendence des Hollandais ,font Motir, Machian, Gilolo, & Cerans.

Moeurs. Les babitans de ces Iles font diftérens,par raport à leurs mœurs. Ceux qui habi-tent íur les côtes font fort humanisez,par leur commerce avec les Européens ;mais ceux qui demeurent dans le cœur desIles, font sauvages & cruels; leurs armesfont le sabre, le bouclier & le fusil.

Les Portugais découvrirent ces Iles l’anifty. & en tirèrent un profit considérable.Mais aiant donné quelque mécontente-ment à Ferdinand Magellan, qui avoit étéle Chef & l’Auteur de cette découverte,ce brave & courageux Amiral, palsa a uservice de l’£mpereurCW/erV. Pain s 2 °-& lui fit entendre que les Moluques appas"tenoient de droit aux Espagnols , commefaisant partie de l’Hemisphere Occidental,Car le sape Alexandre VI. pour mettred’accord Espagnols & les Portugais , íur

leurs conquêtes & découvertes respectives,

faites & à taire, leur avoit partagé la Ter-re, en sotte que les Portugais, en vertu defa Bulle, ne dévoient pousser leur Navi-

gation , à l’Orient , ni les Espagnols , àl’Occident , que jusqu’au i8o. degré delongitude. II y eut donc grand débat en-tre ces deux Nations, fur cette question,

Si les Iles Moluques dévoient être comptéespour Iles Orientales ou Occidentale si On envint aux armes, les Espagnols furent lesplus forts, & chassèrent les Portugais , en-suite ils les leur rendirent par accommo-dement. Mais les Hollandais en ontehasiéles Portugais.

§. x. GILOLO.

L’Ile de Gilolo est immédiatement fousla ligne, sous les iqy. & 146 degrez delongitude. Sa figure est des plus irregu-liéres, longue & étroite, fe terminant parquatre pointes, l’une au Nord, Fautre leSud, la 3°. à l’Orient, & la 4=. au Nord-Est. La plus large de ces langues de terren’a pas plus de 20. lieues de large, & laplus longue en a f o. ou environ de lon-gueur, depuis le centre de l’ile jufqu’aIon extrémité; tellement que I’IIe a bien80. lieues de longueur, & ryo. de cir-cuit-

L’air y est mal sain ; le terroir y est fer- k^lur.tileen ris, & abondant en tortues d’unegrosseur extraordinaire.

_ La plus grande partie de cette Ile appar - àlíi,-.tient à un Roi, qui est allié ou plutôt Vas-sal des Hollandoìs. Le reste est habité pardes Sauvages ; particulièrement vers leSeptentrion.

La Capitale de File, & la résidence duRoi, s’appelle GILOLO -, les autres vif.les font COMA, MARO, &TOLO.

§. n. Les cinq vraies Moluques ,TERNA-TE , TIDOR, MOTIR, MA-CHIAN & BACHIAN, à/’ Oc-cident de Gilolo.

Toutes ces Iles font fort petites, maisabondantes en épiceries.

I.TERNATE avoit ci-devanr ion Roi Tqui étoitun puislant Prince,ctquiregnoit ’*fur un grand nombre de ces Iles. II a cédécette Ile aux Hollandois , pour une pensionde 1200. * Ecus par an. Dès qu’ils ontété tes Maitres de cette Ile, iIs ont entiè-rement arraché les Girofliers, dont cette

Ile

* D - autres disent 15, mille.