Chap. XIV. LES ILES PHILIPPINES.
■Qíylitez. Elle a une mine d’or, comme j’aî dejadit ci.-dessus, & vme rivière, noraméei»»-tuan, qui roule de l’or dans ton sable. Cet-te Ile est fort peuplée, & il s’y fait un grand
âào. MINDANAO , ou T A B O U C. laCapitale, est située fur la cote Méridio-nale, à Pembouchure d’une rivière. Lesmaisons y font baffes, & toutes bâties furdes pieux & des pilotis. On y voit un grandnombre de Mosquées, & le Palais Rotai,où résidé le Sultan, ou Roi du pais. Elle■est bien fortifiée. Le port est bon & aster
lUIMou. fréquenté. Les habitans font fort bigots° dans leur Mahometifme.
Les autres villes de cette Ile font
SUBANA, fur le Golfe de Pangil.
CALDERO & DAPlTO íur la côteOccidentale.
TANDA & BAGANGA fur la côteOrientale.
Mœurs. Les habitans'de cette Ile sont hardis,courageux & d’humeur guerrière ; austìont ils secoué le joug des Etpagnols. Lesuns sont libres & indépendans; ct ce sontceux qui habitent au cœur de Plie dans lesMontagnes- Les autres sont sujets à unRoi, ou Sultan, qui résidé à Mindanao.Ils aiment aster à commercer avec les E-trangers.
Paniog. II. PANLOG ou S. JEAN', est uneIle médiocre,àl’Orientde Mindanao, dontles habitans ont aussi íécoué le joug desEspagnols; quoi qu’ils soient en aster pe-tit nombre. Ils ont un Prince particu-lier.
Les autres Iles n’ont rien de remar-quable.
H. r il. Les Nouvelles Philippines.
On a découvert fur la fin du dernierSiécle, un nombre considérable de petitesIles, qui sont à POricnt des Philippinesdes Moluques. On ne leur a point encoredonné d’autre nom, que celui de Nouvel-les Philippines. C’est au harard q u'on estredevable de cette découverte. Le Princed’une de ces Iles fut jetté par une tempêtefur les côtes d’une des Philippines. LesEspagnols lui firent un accueil gracieux ,&il eut le plaisir, se trouvant là comme dansun pais perdu, d’y trouver deux femmesde ces mêmes Iles, que la tempête avoit
portées là, aussi bien que lui, mais quel-que tems avant lui. Ces femmes lui ser-virent d’Interprètes , & ce fut par leurmoien, qu’on aprit que ces Iles sont aunombre de 87. rangées fur diverses lignes,les unes droites, & les autres courbes, enforme d’arc. La première Carte qu’on ena faite, fut dressée fur les indications deces Insulaires,qui arrangèrent fur uneTa-ble, antant de pierres qu’il y a d’Iles; Scmarquèrent la grandeur de chacune à peuprès, par des chiffes ,& la distance des unesaux autres.
Comme aucun peuple de P Europe n’y aencore mis les piez ; nous n’en avons pointde connoistance détaillée. Seulement oaa conjecturé qu’il n’y croit point de ris,de ce que quand on leur en présenta dtîcuit, ils le prirent pour des vermisseaux.Mais ils eurent beaucoup de joie quandon leur présenta de grostes racines, qu’onappelle Palavan dans les Philippines , & Usen mangèrent avec avidité. Ils n’ont dansleur pais aucune bête à q. piez, ct ils vou-lurent s’enfuïr, quand ils virent une vachequi bruutoit l’herbe. 11s ont des poules,dont ils se nourrissent; mais il n’en man-gent pas les œufs. Ils disent qu’il ya troisde leurs lies, qui ne font habitées que pardes oiseaux.
On peut voir sur la Carte les noms Scla situation de ces Iles. Les principales,& qui parodient être les Capitales des au-tres fe nomment PA 1 Z , LA M U EU,ULIMAXAI, TORRES, UL 1 EX &c.
Article V.
Les Iles Marianes.
II appelle Iles Marianes , une chaîne dev f petites iles, qui sont à 300. lieues auMidi de Japon tirant à l'Orient. som- 1»
SlttiatioR,.
171. degré de longitude; rangées en lignedroite, Nord & i>ud , entre !e 12. degré6. minutes de latitude Septentrionale &le 21. à l’extrémité de l’Ocean Oriental& près de la Mer da Sud. Elles sont aùnombre de 10. ou 17 Voici leurs noms,enles parcourant du Nord au Sud: Frac,Ti-mas , Maug , hongson , Agrigan , Pagon,ylmalagan , Gottgan , Sarigan , Anataban ,Zeipan ou oepan , 1 ~inia », Agnigan , Rotaou Scrpatttta , St Gtiahan ou Guan,
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