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[Tome troisième - tome quatrième.]
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Chap. IX. LA CAFRERIE, OU LA COTE DES CAFRES. 771

•s’y radouber, s’il est néceíîaire. Les pas-sagers décendent à terre,prennent]*aîr,&peuvent rétablir leur santé languissante,par une bonne nourriture. Par là on peutavoir communication avec 1 ’Europe, 1 A-merique & ]es fades Orientales.

Les Hollandais donc y ont construit unrrès-beau Fort à cinq bastions, bâti de gros-ses pierres détaillé, qu’ils ont coupées dansune carrière du voilinage. Du côté de laterre, il y a un sosie profond, & l’on ytient ordinairement 3 à 400. hommes eugarnison. 11 n’y a qu’une feule porte, vis-à-vis de laquelle on volt l’Eglisc <Sc le lo-gement du Gouverneur, &c. Sur le ba-stion , qui occupe la pointe la plus avancéefur la Mer, on voit un pilier de pavillon,de la hauteur de trois piques; où l’on ar-bore le pavillon Hollandais , lors que desvaisseaux entrent dans le port. Ce Port estlarge & spacieux, & capable de tenir unenombreuse flotte.

Au deslus de ce Fort, fur la Montagnedu Lyon , il y a un Fortin, avec quatrepièces d’artillerie ,où l’on tient du Mondepour observer les vaisseaux qui paroissenten Mer. D’abord qu’on en voit, on endonne le signal par un coup de Canon, &l’on hausle & l’on baisse uil pavillon, au-tant de fois qu’il y a de vaisseaux. ,italien- Environ à mille pas du Château ou dusleîn^beauf ort ^ côté de la Montagne élu Lyon,

9Urs ‘ les Hollandais ont ust beau bourg, nomméDrakenflein , composé d’environ 70. mai-sons. Les habítans du lieu font quelque-fois incommodez par de gros Singes, quiviennent ravager les melons de leurs jar-dins.

II. A cinq degrez au Nord du Cap onrencontre la terre de Natal , entre les ri-viéres da S. Esprit & de S. Christophle. Elleest abondante en élephans. 11 y en a unest prodigieuse quantité, qu’ils paissent partroupeaux de mille & de quinze cens en-semble. Le matin & le loir on les voitmanger l’herbe dans les prairies; mais lorsque la chaleur du jour commence Us seretirent dans les bois. Ils font fort doux,pourvu qu’on ne les irrite pas.

Hibitans, Les habitans s’y apliquent particulière-ment à cultiver la terre. Chaque hommepeut avoir autant de femmes, qu’il en peutentretenir ; niais il faut les acheter. C’est

la feule marchandise qui fe vende dans lepais. Les jeunes filles lent au pouvoir deleurs pères , frères & autres proches pa-reils; pourvu que ce soit un homme. Leurprix est selon leur beauté. Comme il n’ya point d’argent, on troque des femmespour des vaches.

III. Les six Roiaumes de la Côte de Sofala.

Au Nord de la terre de Natal on ren-contre 6. Roiaumes, dont on 11’a que très-peu de connoiiïance.

I. Le Roiaume de Eiri dont on necoti-noit que le nom.

II. Le Roiaume à'Inbambanê, qui est enpartie désert. Sa Capitale s’appelle 7 ongé .'

11 est fur la côte.

III. Le Roiaume de Mantca ou de Chi-canga , où il y a des mines d’or.

IV. Le Roiaume de Sabia , qui est aussifur la côte. Sa Capitale porte le nom deMambone , & est bâtie au bord de la Mer. MamboneLe Roi s’appelle Scdanda, 11 est riche en Caf,t 'or. éepeue en un moment mettre une puis.

santé armée fur pié.

V. Le Roiaume de Quìteva est un beaupais,assez peuplé;& dont les habitans fontbien faits. Le Roi fe peut marier avec sesfilles & ses Sœurs.

On nous dit que les habitans de ces di-vers Roiaumes croient l’Immortalité del’ame, tant des hommes que des bêtes, &même un Enfer particulier pour celles-ci.Us croient aussi un Dieu ; mais ils ne cro-ient point nécessaire de l’adorer ni de leprier.

VI. Le Roiaume de Sofala, Zefala, ouSofalo est situé autour de la rivière deZam-bere, & le long de la côte. On y trouvebeaucoup d’or & dans les mines & dans lesrivières, 11 y a des gens qui croient quec’est le pais a'Op bi r où Salomon envoioitses vaisseaux, & d’où il droit tant d’or &d’yvoire. Car il n’y a point de pais anmonde, où il y ait tout à la fois tartt d’or& d’élephans ensemble.

Ce pais là est entre les mains des Por-tngais , quoi qu’il y ait aussi un Roi;mais il est leur Vallai & tributaire. lis s’enemparèrent l’an 1586. par une supercherieextrêmement criminelle, après que leRoi les eutreçus honnêtement dans fa Ca-pi »k v u

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