792 GEOGRAPHIE MODERNE. Part. III. DE L’AFRIQUE.
nom à la Mer , qui la borde, puisque ïesAnciens l’appellotent Golfe Barbarique.
METH, est une autre petite ville sarla mer, qui je crois être la Monde du Péri-ple d’/írr/í#.
DARDURA est unevillemédiocre,furune rivic're du même nom, à quelque di-stance de la mer Arabique.
Les anciens habiians de ce pals-là s’ap-pel loient Panchtt'f, & c’étoit d’eux que lesanciens Grecs & Romains tiroient leur en-cens , lequel pour cette cause ils iiom-moíent P ancbauos odores. Si nous encroions Mêla *, ces peuples se nourrilsoiencde serpens.
Toute cette côte de la Mer Arabique faità peu près la figure d’uO arc, dont la cour-bure est au Midi ; St elle se termine à l'O-rient par deux pointes, dont la prémiéres’uppelle le Cap Roket , & la seconde quiest le plus à l’Orîent, le Cap de Gardafuy.Ce dernier s’appelloit anciennement Mojjy-líi/n Promontorïum.
ceux de Magaiaxo, de trois différentes cou-leurs. Les uns íont blancs, les autres oli-vâtres ou bazauez, St les troiliêmes, en-tièrement noirs. 11s font Mahométans,& des plus zelez ; & grands ennemis desChrétiens.
Autrefois les Rois d 'Adel écoient sujetsdu grand Negus\ mais vers fan 15Z5. Gra-ne Roi d 'Adel fe révolta, contre le Roi Da-vid ( surnomme “Jab.ua Sagghed; c’est-à-di-re, pierrerie vénérable ,) & fut,sur le pointdc le dépouiller dp ses Etats. Claude fils deDavid secouru par les Portugais , défitGratte , & le contraignit de rentrer dansles bornes de ion petit Roîaume ; mais ilne peut pas le remettre fous le joug. De-puis ce tems là il y a guerre presque perpé-tuelle entre les Rois d 'Abyjjlnie & d’Adel ;les premiers combattant pour remettre fousle joug un Prince qu’ils regardent commeun sujet rebelle, « 5 t les autres, pour dé-fendre leur liber te.
Adel capte. ADEL, ou AUCAGURELE, laCa-pitale du Roiaume, est bâtie fur une hau-teur, au pié de laquelle coule une rivière,qui porte le même nom à'Adel. Elle estau cœur du païs , vers les frontières deYAôyJfwie.
Il s’y void aussi 4. diverses bonnes villesle long des côtes de la mer d 5 Arabie.
“Z b .YLA est l’une des meilieuies Places«le tout le Roiaume bâtie fur la mer Ara-bique à 30. lieues du Détroit de Babelman-del, au rond d’un petit Golfe, òtà l'em-bouchure de la rivière de Zeyla. Je croisque c’est la Maiao des Anciens dont il estfait mention dans iePeripie d’Arrien. C’estune grande ville, riche , puissante, bienbâtie, bien peuplée &fort marchande, niantun excellent port, large St spacieux, St ca-pable de contenir grand nombre de vais-seaux.
BARBORA sur la même côte est unebonne ville marchande , avec un port fortavantageux pour le commerce. Les pau-vres y vont tout nuds jusqu’à la ceinture:& se couvrent k bas du corps avec unepiéce de toile de cotton. Les riches recou-vrent aussi le haut du corps, d’une façond’habillenient,que les Arabes appellent Ber-tiouz. Sans doute cette ville elì ancienne;& >e peníè qu’elie a donné autrefois son
M. La Côte d’A BECHE.
La Côte d'Abeche, ou (comme d’autresécrivent) d’Abex , est à l’Occident de laMer Rouge. C’esl un espace de païs long& étroit, qui s’étend depuis le Détroit deBabelmmdel jusques aux frontières de laHaute Egypte, étant ferré entre la Nier Rou-ge d’un côté ; & ìes Montagnes de l 'Abys-sinie & de la Nubie , de l’autre. 11 s’étenddepuis 1e 13. degré de latitude Septentrio-Etendue,nale jusqu’au zz. II a environ 25-0. lieuesde côtes : Sa largeur est fort inégale, enquelques endroits elle est deyo.lieues; end’autres elle n’en a pas plus de 20.
C’est un pais assez misérable; Le ter- Terroir,roir y est stérile. La chaleur y est excessi-ve & insuportable. L’air y est grossier Scmal sain , particulièrement après le cou-cher du soleil ; & l’on y manque d’eau •aussi n’y a-t-il presque point d 'Européenqui y puilíe tenir. Les montagnes depuisSuaquen jusqu’au détroits de Babelrnandelsont couvertes de forets cpnilïes, où viententr’autres le boisd ebene. £u e s son peu-plées d’animaux tauvages.
Les habítans sont Arabes & “Turcs, d’o»
riginej
* líb-j. Cap, S.