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[Tome troisième - tome quatrième.]
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Chat». XVIII. LES ILES D’AFRrQpË. g Ip

trait de ce charmant païs, qui mérite bienle nom d’Erfew qu’on lui a donné; que l’airy est le meilleur & le plus sain qu’il y ait3U monde. La maniéré dont cette Ile futhabitée pour la prémiére fois par les Fran-çois-, suffit pour en faire l’cloge, C’étoitlà où ceux qui habitoient Plie de Mada-gascar tranfportoient ceux d’entr’eux, quileur étoient à charge, soit les malades,soit les gens qu’une complexion délicaterendoic inutiles à leur Colonie. Ils les yenvoiérent d’abord fans savoir quel étoitle Climat, & uniquement dans la vue des’én défaire. Mais ils furent agréable-ment surpris , quand ils virent que cespersonnes infirmes, qu’iis avoient regar-dé comme mortes, avoient repris leurs for-ces , & se trouvoient dans ^abondance detoutes choses. Depuis ce teins là ils s’yfont tendus en foule. Ils y ont bâti desmaisons & des Forts, & se font occupezà profiter des avantages d’un si bon païs.II ne s’y trouve aucun Serpent ni Infectevenimeux, ni reptile dangereux ; La bomté de l’air les tue ; & c’est une expérienceque les François ont faite fur les rats.

II. L’ile MAURICE ou CIRNE’ àrOrient de la précédente, est fous le 21.degré de latitude : & n’est pas tout à.faitfi grande : n’aiant que 30. à z y. lieues decircuit. Le païs est haut&montueux, &la Mer abondante en poissons.

& r ma" 01 ' Les Hollandais en font Maîtres depuisdiaiidises. longtems, &y ont bâti un Fort où ils tien-nent garnison : L’air y est bon , & le ter-roir fertile. Mais la principale marchan-dise qu’on en tire est le bois d’êbene, quel’on fait couper & accommoder par desEsclaves & par des Criminels condamnezà la mort. C’est delà que vient tout le boisd 'Ebene qu’on apporte en Europe. Lesportugais avoient appellé cette Ile Do Cìr-ne, c’eft-à-dire, Du Cygne: niais les Hol-landais qui s ? eu emparèrent du teins duPrince Maurice de Najfau, lu j donnèrentle nom de ce Prince.

III; L’ile DE DIEGO RUVS est sl'Orient de la précédente & de beaucoupplus petite, n’aiant pas plus de 20. lieuesde circuit. Elle est déserte & inhabitée,quoiqu’elle soit très-propre pour une habi-tation.

L’air y est extremement pur & sain. Les Air agrí-a-chaleurs de l’Eté font fort modérées par- bie #c Per-ce que tous les matins il se leve un’petit tilití '. ticsvent Nord-Eit, qui fait de l’anuée entière sïa "“ e 'une espèce de Primeras. Les nuits y ontune fraîcheur douce & restaurante. 11 n’ypleut que fort rarement : mais les rosées,qui iont grandes & ne manquent gucres,tiennent lieu de pluie. Le tonnerre ne s’yfait jamais entendre. II y a plusieurs ruis-seaux d’eauxvives, qui ne tarislentjamais.

L’Jle n’est qu’un continu d’agréables cò-teaux, tout couverts d’arbres parfaitementbeaux, de palmiers entr’autres , de lota-niers, d’ébeniers &c. Les palmiers & leslotaniers fournissent presque tout ce qu! estnécessaire pour la vie. 11 y a des Tortues deterre & de mer en une quantité prodigieu-se. Celles de terre font de 3. sortes. Quel-ques unes pèsent jufqu’à 100. livres. Lachair en est fort faine, & d’un goût apro-chant de celui de mouton, mais plus déli-cat. Lagraisseen estfortblanche, elle nese fige point; & elle est meilleure que lemeilleur beurre de VEurops. Leurs œufsfont tout ronds, & bons à manger. LesTortues de mer ont la chair d’un goût sem-blable à celui du bœuf: Il y eu a qui pè-sent jusqu’à 500.1 ivres - Elîèsfont plus demille oeufs par an; niais les oiseaux, quiles attendent sur les arbres, quand ellesviennent d’éclorre , en détruisent tant,qu’à peine s’en sauve-t-il la dixième partie.

11 y adans cette Ile quantité d’oiseaux bonsà manger, des Gelinores, des pigeons ex-cellent , mais plus petits que lès nôtres;des perroquets verds & bleus,, dont la chairest très bonne, quand ils sont jeunes. Lamer nourrit quantité de bons poislòns, qu’onprend aisément,particulièrement des lanven--tîns, qui font uneespece de veaux marins.

Otiy peche auffi de f ambre de deux fortesdugcis &du jaune. *'

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L’Ilede Aoro-sr«, ou Socotera, (ancien-nement Infula Diofioridis ) est près de Côtesds l’ Arabie, presque à moitié chemin duCap Fartaque , en Arabie, à celui d eGuar-dafuy en Afrique. . .

Este est située sous le 70. degré de longs s-nuas»,

tude,