Band 
[Tome troisième - tome quatrième.]
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Uorwcs.

Mexique

Capic.

Chap. II. DU MEXIQUE. §z;

I. Mexique.

1. Guadalaxara.

3 . Guatimala.

Article I.

Audience de MEXIQUE.

1 / Audience de Mexique est au milieu desdeux autres: & comprend sept petites Pro-vinces:

Deux fur la Mer du Sud, 1. Mexique

■z.Mechoaçan

Trois fur lc Golfe du Mexique,

3. Panuco

4. Jucatan.

y. 'Tabasco

Deux qui remplissent toute la largeur dupais, d’une mer à f autre.

6 . Tlascala

7 . Guaxaca.

I. La Province de MEXIQUE.

Cette Province est bornée par celle deMechoacana à l’Occident, & parcelle del'iafctila à POrient. Elle a 130. lieues delongueur duNord auSud, 60. lieues dansfa plus grande largeur, & 18. fur la Merdu Sud , où elle est le plus étroite.

Sa Capitale est MEXIQUE, nomméeauparavant TENOXlTLAou TEMISI-STAN; Elle étoit bâtie autrefois au mi-lieu d’un Lac, fur des pilotis , commeVenise , & l’on y comptoit 70. mille mai-sons, & jufqu’à 300. mille habitons. Fer- tdinandCorsez la ruina 140 ans après fa fon-dation. C’étoit, dit-011, la ville la plusmagnifique qu’on put voir. Elle étoit rem-plie de Palais superbes, & de quantité deTemples,où l’on adoroit jufqu’à deux mil-le Dieux, dont les Statues étoient toutescouvertes d’or & d’argentî mais par unebarbarie abominable on y immoloit tousles ans six mille ames,& Motezunoale der-nier des Rois, leur en immoloit tous lesans vint mille- Depuis ce tems-là cetteville a été rebâtie magnifiquement. Et au-jourd’hui elle peut poster pour l’une desplus bel les, des plus magnifiques, des plusgrandes, & des plus riches, non feulementde toute Y Amerique , ruais même de l’L«-rope. Elle est dans une situation fort agré-able a.u bord de ces deux Lacs, dont j’ai

parlé ci-dessus,dont l’un est d’eau douce,& Poutre d’eau salée. Les eaux de l’un &de Poutre décendent des montagnes, & sontdouces: mais la salure de l’un de cesdeurlacs vient de son fond, qui est pur sel, &qui quoique le Lac soit grossi quatre foispar an par les neiges fondues, ne laislepasde rendre Peau salée. Aussi en tire-1-o»tous les ans quantité de sel & de salpêtre,dont on fait un grand commerce.

La ville de Mexique est très-grande, &l’on y compte jufqu’à cent mille maisons:On y voit une infinité d’hôtels superbes,& d’Eglifes magnifiques. On y compte30. à 40. mille Espagnols ; tous les autreshabitansde la ville lont Mexicains, origi-naires du païs. Du reste cette ville n’a nimuraille, ni fortifications, ni arsenal, nimunitions de guerre, ui artillerie; en unmot rien de ce qui peut servir à une défen-se. On n’y aprehende point de révolté dela part des originaires du païs, & l’on ferepose fur la bonté des deux ports d ’Aca-pulco , & de b. Jean deUlbua , qui font lesClezdu païs. 11 s’yfaîtun très-grand com-merce, & les habitans font le peuple le plusriche, qu’il y art peut être dans le Mondatout entier. L 'Espagne y envoie tous le$ans une vintaine de gros vaisseaux,qui dé-barquent au port de S. Jean de Ulhua lesmeilleures marchandises non feulement daY Espagne, mais aussi de toute Y Europe, &de ce port 011 les transporte par terre à Me-xique. D’autre côté les Mexiquams fontun grand commerce par la Mer duSud , noaseulement avec le Perou , mais aussi avecles Indes Orientales , la Chine & Je Japon-,tirant les plus précieuses marchandises deces païs-là par le moien des iles Philippi-nes, où ils envoient tous ses ans deux grosGalions & deux Vaisseaux de moindre gran-deur, & d’où il en revient aussi touc au-tant, qui déchargent leur cargaison au portd 'Acapuho, d’où on Ie& conduit aussi parterre à Mexique. Après cela il ne faut p as--'étonner íì les Espagnols, q est so nty ont un train superbe. 11 y en a ph]S d ’la moitié qui tiennent unCarosse & qU elques-uns d ’ï va n rage. On y en compte aumoins jusqu a quinze mille. Leurs équi-pages ion t des plus magnifiques, & l’onn en voit point de plus riches dans les Coursde-s plus puillans Monarques de Y Europe:

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