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leurs disciples par des superstitions nouvelles, ilsosoient espérer de re'tablir, en faveur de quelquesadeptes, l’ancienne tyrannie des rois-pontifes de 1’Inde et de l’Egypte. Mais la philosophie, appuyéesur cette base ine'branlable que les sciences lui avoientpréparée, leur opposoit une barrière contre laquelleleurs impuisssans efforts dévoient bientôt se briser.
En comparant la disposition des esprits, dontj’ai ci - dessus tracé l’esquisse, avec ce système politi-que des gouvernemens, on pouvoit aisément prévoirqu’une grande révolution étoit infaillible: et il n’étoitpas difficile de juger qu’elle ne pouvoit être amenéeque de deux manières; il falloir, ou que le peupleétablît lui-même ces principes de la raison et de lanature, que la philosophie avoit su lui rendre chers;ou que les gouvernemens se hâtassent de le prévenir,et réglassent leur marche sur celle de ses opinions.L’une de ces révolutions devoit être plus entière etplus prompte, mais plus orageuse; l’autre plus lente,plus incomplète, mais plus tranquille; dans l’une,on devoit acheter la liberté et le bonheur par desmaux passagers ; dans l’autre, on evitoit ces maux,mais en retardant pour long.temps, peut-être, lajouissance d’une partie des biens que cependant elledevoit infailliblement produire.
La corruption et l’ignorance des gouvernemensont préféré le premier moyen, et le triomphe ra-