( 255 )
pandiont, dans l’Afrique et dans l’Asie, les principeset l’exemple de la liberté - , les lumières et la raisonde l’Europe. A ces moines, qui ne portoient chezces peuples que de honteuses superstitions, et qui lesrévoltoient en les manaçant d’une domination nou-velle , on verra succéder des hommes occupés de ré-pandre, parmi ces nations, les vérités utiles à leurbonheur, de les éclairer sur leurs intérêts comme sur <leurs droits. Le zèle pour la vérité est aussi une pas-sion, et il doit porter ses efforts vers les contrées éloi-gnées , lorsqu’il ne verra plus autour de lui de préju-gés grossiers à combattre, d’erreurs honteuses à dis-siper.
Ces vastes pays lui offriront ici des peuplesnombreux, qui semblent n’attendre, pour se civili-ser, que d’en recevoir de nous les moyens, et detrouver des frères dans les Européens, pour devenirleurs amis et leurs disciples; là, des nations asserviessous des despotes sacrés ou des conquérans stupides,et qui, depuis tant de siècles, appellent des libéra-teurs; ailleurs, des peuplades presque sauvage', quela dureté de leur climat éloigne des douceurs d’unecivilisation perfectionnée, tandis que cette même du-reté repousse également ceux qui voudraient leur enfaire connoltre les avantages ; ou des hordes conqué-rantes, qui ne commissent de loi que la force, demétier que le brigandage. Les progrès de ces deuxdernières classes de peuples seront plus lents, accom-