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principes de la politique et de fa morale, 'commechacun d’eux, pour son propre avantage, appellerales étrangers à un partage plus égal des biens qu’ildoit à la nature ou à son industrie, toutes ces causesqui produisent, enveniment, perpe'tuent les hainesnationales, s’évanouiront peu-à-peu, elles ne four-niront plus à la fureur belliqueuse, ni aliment, niprétexte.
Des institutions, mieux combinées que ces pro-jets de paix perpétuelle, qui ont occupé le loisir etconsolé l’ame de quelques philosophes, accélérontles progrès de cette fraternité' des nations j et les guer-res entre les peuples, comme les assassinats, serontau nombre de ces atrocités extraordinaires qui humi-lient et révoltent la nature, qui impriment un longopprobre sur le pays, sur le siècle dont les annalesen ont été souillées.
En parlant des beaux arts dans la Grèce, en Ita-lie, en France, nous avons observe'déjà, qu’il fal-loit distinguer dans leurs productions, ce qui appar-tenoit réellement au progrès de l’art, et ce qui n’étoitdu qu’au talent de l’artiste. Nous indiquerons ici lesprogrès que nous pouvons attendre encore, soit deceux de la philosophie et des sciences, soit des ob-servations plus nombreuses, plus approfondies, surl’objet, sur les effets, sur les moyens de ces memesarts, soit enfin de la destruction des préjugés qui en