( 2 9 3 )
d’animaux domestiques, doit nous porter à le croire,et nous pourrons les confirmer par des observationsdirectes faites sur l’espèce humaine.
Enfin, peut - on entendre ces mêmes espérancesjusque? sur les facultés intellectuelles et morales ? Etnos pareils, qui nous transmettent les avantages oules vices de leur conformation, de qui nous tenons,et les traits distinctifs de la figure, et les dispositionsà certaines affections physiques, ne peuvent-ils pasnous transmettre aussi cette partie de l’organisationphysique, d’où dépendent l’intelligence, la force detête, l’énergie de l’ame ou la sensibilité morale?N’est-il pas vraisemblable que l’éducation, en per-fectionnant ces qualités, influe sur cette même orga-nisation, la modifie et la perfectionne ? L’analogie,l’analyse du développement des facultés humaines,et même quelques faits, semblent prouver la réalitéde ces conjecmres, qui reculeraient encore les li-mites de nos espérances.
Telles sont les questions dont l’examen doitterminer cette dernière époque ; et combien ce ta-bleau de l’espèce humaine, affranchie de toutes seschaînes, soustraite à l’empire du hasard, comme àcelui des ennemis de ses progrès, et marchant d’unpas ferme et sur dans la route de la vérité, de la ver-tu et du bonheur, préseme au philosophe un spec-tacle qui le console des erreurs, des crimes, des in-