Thomas Morus.
Pour deroidir , pour fléchir son E«Poux, elle y aquie-sca volontiers. S’é-tant donc rendue auprès de lui, el-* e fit jouer tous les ressorts de S A-1n °ur Conjugal. Remontrances, prié-es, conjurations , larmes, embras-EMens, rien ne fut oublié. Sauvezv °Us, sauvez nous, Cher Mari, ilne s' agit que d'une legére complai-sance pour le Roi pourquoi vous opi-niâtrer à périr , & d ruiner vôtreSamille ? L’Epoux écouta en sta-tué ce Sermon véhément & patêti-^Ue. Puis, prenant la parole : com-bien , demanda-t-il froidement àía Femme, combien de tems croie z’Vous que j'aie encore à vivre ? Ma-dame Morus répondit, tout au moinsl^ngt ans. Comment , répliqua le■Mari, vous voudriez que je chan-£ e p(se la Vie eternelle contre les der-nieres vingt années de cette Vie pafSagere? Voila tout ce que la Tenta-tr ice put en tirer. S’il n’y avoit niEntêtement ni orgueuil Philosophi-que ,