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A vous dire pourtant, naturelle®^ma pensée sur cette matière là, l’uíagessyj’aprouve le plus, c’est celui que j’ai l ' cmarqué dans mes voïages chez une cC ^‘taine Nation dependante de la Pess ’’& qu’on nomme ordinairement les P wlerites. C’est un aslez grand Peuple :Coutumes font bâties fur la Prudencesà Pexception du tribut qu’ils paient to&les ans au Roi de Perse , la Nation est sbre & vit fous fes propres Lois. Le P AlS ,est loin de la Mer, & presque entoist ede Montagnes : Les Habitans fe conte 11 'tent de ce qu’il produit, & ne souhaitesrien de plus : cela fait qu’ils vont rate"ment chez les autres ; & que les autres ,lCviennent point chez eux.
Suivant l’ancienne coutume de la N 11tion, ils ne cherchent point à étendsleurs frontières -, quant à leur Contrée jils en jouissent sûrement, paisiblement ^l’abri de leurs Montagnes, & par la p f0 ^teélion du Monarque à qui une force m 3jeure les contraint de faire un païerne^annuel. Ainsi, fans jamais avoir de Gu e ^re etrangere, ni civile, ils vivent fpl eI \didement, commodément ; fans fe sotiesde Noblesse, ni de fe rendre fameux : eiafin, ils raportent, tout à leur bondes