Livre Second. xSfi ^ quoi ces Peuples diffèrent de croïan-c’est que le vrai Dieu n’est pas reco-d 1 dans toute Pile avec le même sens ,j. ec la même explication. Chacun choseCe qui lui plait pour la Divinité, cha-; déifie suivant la persuasion 8c le pré-Mais dans cette variété, dans cet-^ Contradiction de Foi Religieuse , ils seè hissent tous fur un Point. A qui, outr ífoi, disent ils unanimement, qu’on at-ç’ouë la Foute-Puifisance? il eff toûjoursj5 rt ain que l’Etre qui la possède , cetteç° ut e Puifisance , est celui, qui, du con-q?sement général de toutes les Nations,vì ui Supérieur, ' , '
^5 ni en MAJESTE.
ni ,égal en DIVINI-
t Au reste : cette grande bigarure, • cet
^ diversité de superstition s’evanouit peu[ P^u, chez nos Utopiens : à la lueur dej| Controverse ils ouvrent les yeux, ÔCq , s Unissent pour professer la Religiontç 1 Paroit la plus raisonnable.. Je ne dou-f c Point que tous les autres Cultes ne fuseohst dé Ì a a b°lis mais il s’y présenté un^ uicle. Quand un Insulaire a dessein(j, c hanger de Croïance, 6c de passer]' Ullc Eglise à l’autre, si, dans ce tems-
c. J d lui arrivea P e de crainte
quelque disgrâce , il esti la terreur superstitieuse
le