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Livre Second,’
2,9 r
V°nquerant aprit, qu’avant son arrivée,1 y avoit dans le Pais des disputes & desserres continuelles pour la Religion. IIJoit même remarqué, que, dans cetteC v ision commune desHabitans, chaque„„ - - - • - - ' ^ -h
í e &e ne laissoit pas de combatte pour la
atrie, 8c que c’étoit ce qui lui avoitMilité le moïen de les réduire 8c de les?flujettir toutes. Lors qu’il se sut renduMaître du Gouvernement, il se hâta deph'e une Ordonnance pour établir la li-jC r té de Religion. Permis à chacun dej'hvre 8c de professer le Culte qu’il croieplus salutaire 8c le meilleur ; permisdéduire les fondemens, les motifs, lesgisons de fa Foi, pourvu que cela se fas-paisiblement , modestement , 8c sansdéchirer la Religion des autres. Suivant^ e tte même Loi, si quel-cun, qui vou-P'oit attirer à fa Croïance un des Cito-ns, Voit que ce dernier tient ferme ,^ ne se rend point aux aigu mens du Distuteur, défense expresse 8c sevére à celui-Cl de faire la moindre violence à son An-Cgoniste ; defense de lui dire la moindre!r >jure ; 8c s’il est assez hardi pour trans-gresser la Loi, on le condamne auísi tôt^ f exil, ou à la servitude.
Le Prince Utopus , en faisant un tel
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