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Livre Second. $of
, | r ande des douceurs. Ainsi puisque ena ^adis , tous les plaisirs que l’Ame a pu.E°ûter fur la Terre, font au comble & àa perfection, est il croïable que les Pa~\ a disans , chez qui toutes les bonnes qua-lte £ augmentent, perdent dans leur 1e-|?Ur délicieux ce penchant, cette con-° r mité d’humeur, cette tendresse réci-proque qui les lioit, qui les unissoit avecpUrs amis? Nos Insulaires ne doutent,Q °nc, point que les Bourgeois des Cieux^ se mêlent avec les Mortels, & qu’ílsExaminent attentivement tout ce quejSs disons, & tout ce que nous faisons :J ttte persuasion leur inspire une plus§ r ande confiance, tant pour entrepren-ne que pour executer, s’apuïant beau->p s U r la protection de ces Anges Gar-AHs qui font leurs parens, leurs amis;^ bailleurs la prétendue presence de leursi pncctres leur imprime un grand respect,
15 les détourne de toute mauvaise résolu-
V.
11 . Quant aux augures, aux présages ,
r ^prédictions, aux divinations ; enfin,j 1 , tout cet attirail d’une vaine supersti-Sj l °n qui concerne l’Avenir, & qui est si(■ w? usage chez les autres Peuples ? nosis Jt opien$ méprisent ces sotises-là; ils s’enr mo-