Buch 
L' utopie de Thomas Morus ... idée ingenieurse pour remedier au malheur des hommes, & pour leur procurer une félicité complette ... / Thomas More ; traduite nouvellement en françois par Gueudeville
Seite
335
JPEG-Download
 

se-

jíîî

LS?

ig e

ri'

est

illé

>ce

'

;n c

un

1*

ire

fus

de

1/

ae

lie

e>

iui

it;s

e,

r

°r

le

r

Livre Second.silice, dans la splendeur, dans léclat.Comparez avec la condition de ces heu-tx Mortels celle dun valet emploïé auxOffices les plus bas & les plus pénibles ;

| ^lle dun ouvrier en toute forte dArts^cessaires ; celle dun chartier ; celleAvn laboureur: leur travail est si rude,^ si assidu, que les bêtes même, ne polir-aient pas y fournir ; il est, pourtant, siMéflaire, que, fans un tel secours, au-trie République ne pourroit subsisterte Année. Cependant : ces pauvrestravailleurs vivent si pitoyablement; leurturiture maigre, sèche, mal preparée,> de mauvais suc, íâns parler des autresMoins, tout cela, dis-je, les rend si mi-nables, que la Condition des bêtes dec harge & de voiture paroit plus heureuse^e la leur; Car enfin, ces bêtes ne por-te nt, ni ne traînent pas toujours ; onMénage leurs forces, on a grand foin de* e s faire reposer: dailleurs; leur nouri-tre nest guére moins bonne que celleîs bas Artisans : les Animaux brutes sa-turent même plus agréablement leurMngcaille ; 6c de plus lEnfer ôc la bru-We éternelle ne les inquiètent point.Mais pour nos Ouvriers du bas etage?^our peu quils soient capables de ré-flexion ;