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Essai analytique sur les facultés de l'âme / par Charles Bonnet
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SUR LA ME. Chap. XXIII. 415

66§. Si la propagation da mouvement nétoitni troublée, ni interrompue, les Songes ne différe-raient des représentations de la Veille, que par leplus ou» le moins dintensité des impressions. LeFaisceau auquel tient une certaine Idée, étant ébran-, tous les Faisceaux avec lesquels il auroit contractédes liaisons, le seroient successivement. La Chaînedes Idées associées seroit reproduite , dans le mêmeOrdre que dans la Veille. Ce seroit un Paysage,une Scène tragique, un Discours, &c. suivant Yespecede Faisceau qui auroit été ébranlé le prémicr.

666. Mais ; lExpérience nous apprend qu ilsen faut beaucoup que iOrdre de nos Idées soit aussirégulier dans le Sommeil que dans la Veille. 11 fautdonc en chercher la raison dans de nouvelles impul-sions intestines, qui surviennent, & qui choquent plusou moins lOrdre des mouvemens. Car lExpéricncenous apprend austi que le mouvement tend à se pro-pager du côté il éprouve le moins de résistance.Or, il en éprouve moins quand il se propage danssOrdre suivant lequel différons Faisceaux ont étésouvent ébranlés ; (647. & suiv.) par exemple, danslOrdre exprimé par la fuite A, B , C, D, E, F(628. & suiv. )

Si donc nous supposons quune impulsion in-testine ébranle le Faisceau A le mouvement tendraà se propager de A en B , de B en C, ôcc.

Mais,