SUR L’A ME. Chap. XXIII. 4 i 7
Fibres. Les Idées qui feront ainsi reproduites, for-meront une Chaîne (sautant plus longue, d’autantplus continue, que l’impulíìon aura été plus forte, &que les Fibres auront été plus souvent ébranlées dansle même Ordre.
Mais, comme le mouvement s’affòiblit de plusen plus, & s eteint enfin par la communication ; (162.& fuiv. 166.) Si au bout d’un certain terris il nesurvient point de nouvelle impulsion intestine, leSonge finira, & sa durée sera proportionnelle au nom-bre des Faisceaux, qui auront été ébranlés successive-ment & à la rapidité des mouvemens.
Si une nouvelle impulsion survient, qui affecteune autre suite de Faisceaux , une nouvelle chaîned Idées s’offrira à f Ame, & ce fera un autre Songequi succédera au prémier, &c. &c. Les impres-sions du déhors se mêlant quelquefois à celles dudedans, modifient singulièrement les Songes.
668. On a vû dans les Chapitres VII., XX.,XXI., XXII., que la Structure des Fibres sensiblesest telle, quelles retiennent pendant un tems plus oumoins long, toutes les Déterminations quelles ontreçues de quelqu impulsion que ce soit. Si donc lesimpulsions que diftcrens Faisceaux ont reçues pen-dant-le Sommeil ont été affèz fortes pour faire uneimpression plus ou moins durable, fur les Elémens
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