SUR L’A ME. Chap. XXIII. 433
res impressions, un Organe délicat ne laiíîè rien,per-dre. Prompt, & exact à transmettre à s Ame toutce qu’il reçoit, il lui fait souvent trouver la Variété ,où elle n’auroit aperçu que ÏUnité, si ì’Instrument dela Sensation eût été moins parfait. La "Pénétrationtient à cette perfection des Organes : Si elle découvrefì promptement tout ce qui appartient à un sujet, &ce qu’il renferme de plus caché, c’est que le tact findes Fibres appropriées au sujet en saisit toutes les im-pressions ; c’est que la merveilleuse facilité quellesont à ébranler toutes les Fibres qui leur font analo-gues, réveille avec l’Idée principale, une multituded’Idées concomitantes, \qui donne lieu à des compa-raisons promptes, délicates, fines. L’Esprit apper-çoit dans l’Objet mille traits, qui échappent à desyeux moins perçans. Si une grande application del’Esprit, compense souvent le défaut de Pénétration,c’est que l’application est une Force qui fe déployésur les Organes, à qui en surmonte l’ínerae, ( 1 3 6 .& fuiv.) Des impressions qui n’avoient pas été sen-ties, commencent à letre, par l’augmentation d'inten-sité que l ’Attention produit dans le mouvement desFibres, (141.)
Mais ; quelle que soit la nature de cette Forceque nous représentons par le terme & Attention, il estcertain que le partage l’affoiblit. Les procédésauxquels nous avons recours quand nous voulonsméditer profondément fur un sujet, tendent tous à
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