SUR L’A ME. Chap. XX IF. 4 6 S
qui se passe en elle, comme nous sentons ce qui sepaíse en nous, (200.) Son Ame, comme la nôtreimmatérielle, est comme la nôtre capable de Senti-ment, de Volonté, d’Action. Car je ne vois pas qu’ilsoit plus conforme à la Saine Philosophie d’admettrela prétendue matérialité de la nôtre, (509.) Si lesBêtes ont une Ame, cette Ame juge, ou compare,(309.) Le Jugement est la Perception du rapportou de l’opposition qui est entre deux ou pluíìeursIdces, (284. & suiv.) Ces Idées sont donc présen-tes à 1 Ame: elle a encore présent le Sentiment deleur rapport ou de leur opposition. Si le Moi quiappcrçoit tout cela est étendu, la Partie de ce Moiqui est affectée par lune des Idées, ne peut être lamême que celle qui est affectée par l’autre: Autre-ment comment le Moi distingueroit-il les deux Idées,comment ne se confondroient-elles point? J’en disautant du Sentiment du rapport ou de supposition,qui devroit aussi affecter une autre Partie du Moi.Comment donc pourroit-il s’approprier toutes ceschoses par un Sentiment un & simple ; être le mêmeMoi, la même Unité dans chaque Idée, & dans tou-tes à la fois, dans le même instant indivisible? (2.)
Ceux qui, par un zèle peu éclairé pour la Re-ligion, ont combattu l’im matérialité de f Ame desBêtes, n’ont pas songé qu’ils donnoient ainsi atteinteà l’immatérialité de la nôtre. Ils leur ont refusétoute Liberté , comme si la Liberté supposoit néces-
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