SUR L’A ME. Chap. XXIV. 479
aie saie une Machine organique avec les Elémens duFeu, de lEther, ou de la Lumière. Mais ; je nedécide poine íi c’est avec de eels Elémens, ou avecdes Elémens analogues. Je fais que DIEU a puvarier auranr les Elémens , qu’I L a varié les Agré-gats qui resuleene de leur union. IL a même puvarier les Elémens d’un Corps qui nous paroi c jìmple.Avant les admirables découvertes de NEWTON,avoit-on soupçonné que la Lumière étoit un Corpstrès composé? La diíîection hardie que ce Genie pro-digieux a fçu faire d’un Rayon Solaire, a montré àf Univers étonné que ce Rayon eíl un Faisceau de septRayons diversement colorés & immuables, & que lesElémens de chaque Rayon font eíîenticlìement diffé-rais des Elémens de tous les autres.
II me semble donc que je puis inférer de cesFaits , la possibilité que DIEU ait fait une Ma-chine organique avec une Matière analogue à cellede la Lumière, & dont les Elémens scient assez va-riés pour fournir à la composition d’un grand nom-bre de Parties eíîèntiellement différentes. On con-çoit même aílèz, comment la feule combinaison dequelques uns de ces Elémens, a pû suffire à une tellecomposition.
Or que la possibilité dont je parle, ait été ré-duite en acte, c’est ce que ïìnflantanéìtè des Effetsparoi t nous prouver, comme je le difois au commen-cement de ce Paragraphe. 739.